Le gouvernement français a relancé ce 2 avril 2026 les appels d’offres pour l’éolien et le solaire afin d’accroître la production électrique nationale et de s’affranchir des énergies fossiles. Présenté à Bercy par les ministres Roland Lescure et Maud Bregeon, ce plan vise notamment 48 GW de photovoltaïque d’ici 2030.
Une relance stratégique orchestrée à Bercy face à l’instabilité des marchés
La France accélère le développement de ses capacités de production renouvelable. Le gouvernement a officiellement enclenché une nouvelle série d’appels d’offres ciblant à la fois l’éolien terrestre et en mer, ainsi que le photovoltaïque. Cette décision vise directement à accroître la production d’électricité sur le territoire et à réduire la dépendance du pays aux énergies fossiles.
Les contours de ces dispositifs structurants ont été détaillés lors d’une conférence de presse organisée au ministère de l’Économie à Bercy. Le ministre de l’Économie, Roland Lescure, et la ministre déléguée en charge de l’Énergie, Maud Bregeon, ont présenté ces mesures très attendues par les filières professionnelles concernées.
Objectif de 48 gigawatts et soutien à l’autoconsommation
La feuille de route énergétique de la France, publiée le 13 février précédent, sert de cadre légal à ces nouveaux dispositifs. En matière de photovoltaïque, les ambitions de l’État s’élèvent désormais à 48 GW à l’horizon 2030, marquant une progression notable par rapport aux 30 GW enregistrés actuellement.

Pour atteindre cette cible, l’exécutif structure son soutien autour de deux axes principaux. Le premier dispositif s’adresse aux petites installations de moins de 100 kWc destinées aux particuliers et aux petites entreprises, un segment où l’autoconsommation sera fortement encouragée. Dans cette optique, deux textes réglementaires ont été transmis dès le 2 avril 2026 au Conseil supérieur de l’énergie afin d’obtenir un avis officiel préalable à leur publication.
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