L’Iran a multiplié les attaques de missiles et de drones contre des bases militaires et des intérêts américains au Moyen-Orient, en riposte à des salves de frappes menées par les États-Unis sur son territoire. Ce conflit armé, débuté le 28 février avec une offensive lancée par les États-Unis et Israël dont l’objectif affiché par Donald Trump était d’empêcher Téhéran de se doter de l’arme nucléaire, a connu de nouvelles phases d’intensification (20 Minutes).
Une escalade des hostilités au Moyen-Orient et des attaques répétées contre les bases américaines
Les Gardiens de la Révolution ont notamment ciblé des installations militaires en Jordanie, en Irak, à Bahreïn, au Koweït et dans d’autres pays de la région. Lors d’une attaque avec des missiles balistiques lancés contre une base militaire utilisée par l’armée américaine près d’Al-Azraq en Jordanie, l’armée jordanienne a indiqué que ses systèmes de défense aérienne avaient intercepté la majorité des projectiles, tandis que des responsables américains ont précisé qu’aucun soldat n’avait été blessé (France 24).
Des dégâts matériels considérables révélés par des rapports officiels et des documents visuels
Si les autorités ont parfois cherché à minimiser la portée de ces frappes, des documents officiels et des images diffusées par la chaîne américaine CBS News témoignent de dommages matériels importants dans plusieurs installations (Le Parisien). Des photographies transmises anonymement par des militaires en service actif, prises sur une base en Arabie saoudite et dans deux autres situées au Koweït, mettent en évidence des tentes déchirées, des baraquements éventrés et des appareils détruits (20 Minutes).
Un rapport publié par l’inspecteur général du Pentagone est venu confirmer l’étendue de ces destructions. Selon les données communiquées par le Commandement militaire américain pour le Moyen-Orient (Centcom), les frappes iraniennes ont endommagé ou détruit des centaines de bâtiments et de structures au Koweït, à Bahreïn, au Qatar, aux Émirats arabes unis, en Arabie saoudite, en Irak, à Oman et en Jordanie, tout en touchant des dizaines d’avions américains (20 Minutes).
Tensions maritimes dans le détroit d’Ormuz et répercussions économiques mondiales
En parallèle des affrontements terrestres et aériens, les hostilités se sont étendues au domaine maritime. L’Iran a pris pour cible des navires marchands et des pétroliers dans le Golfe et le détroit d’Ormuz, zone stratégique où Téhéran cherche à imposer des droits de passage alors qu’un blocus naval américain est en place. L’armée américaine a de son côté détruit des pétroliers iraniens à la suite de tentatives d’attaques contre des navires de guerre, tandis que des incidents ont touché d’autres bâtiments de transport d’hydrocarbures dans la région (France 24).

Cette escalade militaire et le blocus du détroit d’Ormuz ont entraîné des perturbations majeures sur les marchés énergétiques internationaux. Les cours des hydrocarbures ont fortement réagi à ces tensions, le baril de Brent dépassant la barre des 100 dollars et le WTI américain repassant au-dessus du seuil des 90 dollars, tandis que le gaz européen a atteint des niveaux élevés inédits depuis plus de trois ans (RFI, France 24).
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