La Bourse de New York a terminé dans le vert en fin de semaine dernière, soutenue par une accalmie du côté des prix du pétrole après une série de séances de flambée. Les cours de l’or noir ont reflué d’environ 2,5%, offrant un répit bienvenu aux actions, même si les cours restent perchés à de hauts niveaux en raison de la relance des hostilités au Moyen-Orient. L’annonce d’une rencontre diplomatique entre l’Iran et ses voisins du Golfe concernant le détroit d’Ormuz a contribué à apaiser les marchés. Ce rebond technique a également été alimenté par des achats à bon compte après trois séances consécutives de recul, d’après les observations de Jose Torres, analyste auprès de la plateforme Interactive Brokers.
Wall Street réagit à l’accalmie du pétrole et aux chiffres de l’inflation
Avant l’ouverture des transactions, les investisseurs ont analysé la publication de l’indice des prix à la consommation (CPI) aux États-Unis. Cet indicateur a progressé de 3,4% sur un an en août, maintenant le même rythme élevé qu’en juillet, et de 0,4% d’un mois sur l’autre. Pour Jack Ablin, analyste de Cresset interrogé par l’AFP, ce rapport n’était pas exagéré, ni particulièrement élevé en dehors du secteur de l’énergie
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Anticipations de la Réserve fédérale et pressions sur le marché obligataire
La perspective des prochaines décisions de la banque centrale américaine dicte désormais le comportement des marchés. Les opérateurs financières estiment ainsi que la Fed va relever ses taux, une tendance renforcée par des données sur l’emploi parues en début de mois qui ont fait état de 162.000 créations de postes en août pour un taux de chômage stable à 4,1%.
Du côté des taux d’intérêt, le rendement de la dette publique américaine à échéance dix ans s’est établi à 4,97%, contre 4,96% à la clôture précédente, reflétant la nervosité persistante des investisseurs face aux orientations de politique monétaire. Les analystes soulignent que l’institution monétaire privilégiera la stabilité des prix face à la volatilité conjoncturelle.
L’intelligence artificielle bouscule le secteur technologique et les valeurs vedettes
Le secteur technologique a connu des fortunes diverses, partagé entre des résultats financiers jugés exceptionnels et les pressions concurrentielles liées à l’intelligence artificielle. La publication par Oracle de résultats financiers exceptionnels a ravivé l’enthousiasme pour l’IA, incitant les investisseurs à saisir des opportunités d’achat sur les replis. Le spécialiste de l’informatique a dépassé les attentes pour le premier trimestre de son exercice décalé avec un bénéfice net par action de 1,92 dollar et un chiffre d’affaires atteignant 19,14G$US, malgré un titre qui a finalement cédé 1,74% en séance.
D’autres valeurs technologiques ont su capitaliser sur cet engouement. Dell a bondi de 11,98% à 567,29 dollars, AMD a progressé de 2,49% à 516,13 dollars, Alphabet a avancé de 1,53% à 335,45 dollars, et Adobe a gagné 1,37% à 252,23 dollars, bien que l’éditeur de logiciels fasse face à des vents contraires. Adobe subit en effet une perte de près de 30% de sa valeur depuis le début de l’année, plombé par les inquiétudes liées à la concurrence de l’intelligence artificielle et la nomination d’Anil Chakravarthy comme successeur de Shantanu Narayen à la tête de l’entreprise.
Performances des marchés et autres mouvements notables
Au-delà de New York, les places financières internationales ont réagi aux différentes publications macroéconomiques et sectorielles de la semaine. La Bourse de Toronto a clôturé en hausse de 0,592%, soit un gain de 210 points, portée par la tendance générale des marchés nord-américains.

Dans le secteur de la consommation, le fabricant de vêtements de sport Lululemon a lourdement chuté de 17,2% après avoir abaissé pour la deuxième fois ses prévisions annuelles, mettant en lumière les défis qui attendent sa future directrice générale Heidi O’Neill.
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