Frappes entre l’Iran et les États-Unis : 19 morts et flambée du pétrole

Une série de frappes meurtrières entre l’Iran et les États-Unis a fait 19 morts et provoqué un rebond des cours du pétrole au-dessus de 90 dollars le baril, le 2 septembre 2026. Cette escalade militaire coïncide avec des turbulences majeures sur les marchés obligataires et des tensions inexpliquées sur le marché des changes touchant le yen.

Une escalade militaire meurtrière entre Washington et Téhéran

Après un mois d’accalmie marqué par des pressions économiques, le Moyen-Orient est replongé dans le conflit direct. Les forces armées iraniennes ont riposté le mercredi 2 septembre par des frappes d’envergure contre des bases militaires américaines situées dans le Golfe et des alliés régionaux, touchant notamment la Jordanie, le Koweït, Bahreïn, l’Irak et les Émirats arabes unis, selon le reportage de la presse internationale. Cette offensive fait suite à une salve de bombardements menée par les États-Unis sur le sol iranien, ciblant les installations du Corps des Gardiens de la révolution.

Le président du Parlement iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf, a qualifié ces actions de crime de guerre, tandis que Téhéran a juré de briser l’ennemi américain à travers une nouvelle stratégie.

Donald Trump, président des États-Unis, a déclaré via France 24 que la veille au soir, ils avaient détruit bien plus que leur radar.

Flambée des cours du pétrole et fermeture de fait du détroit d’Ormuz

Cette reprise des hostilités a immédiatement secoué les marchés énergétiques mondiaux. La fermeture de fait du détroit d’Ormuz, passage maritime stratégique par lequel transite habituellement un cinquième du pétrole et du gaz mondiaux, alimente toutes les craintes d’inflation.

Frappes entre l'Iran et les États-Unis : 19 morts et flambée du pétrole
Photo: cnews.fr

Face à ces tensions, les répercussions se font sentir chez les pays riverains. En Jordanie, l’armée a intercepté plusieurs missiles, tandis qu’au Koweït, un incendie s’est déclaré dans un complexe résidentiel à la suite d’une attaque de drone. Dans le même temps, Téhéran rapporte que deux pétroliers ont pris feu après avoir heurté des mines dans le détroit d’Ormuz.

Choc obligataire global et turbulences sur les marchés financiers

La peur d’une inflation persistante et de politiques monétaires plus strictes a propulsé les taux d’emprunt des États à des niveaux inédits depuis plusieurs décennies. Les investisseurs exigent une compensation plus élevée pour détenir de la dette souveraine, fragilisant les actions asiatiques et en particulier les valeurs technologiques. Rajeev De Mello, analyste auprès de Gama Asset Management, souligne que les rendements obligataires étaient déjà en hausse, et que la reprise des attaques entre les États-Unis et l’Iran, ainsi que leur impact sur les cours du pétrole, ont renforcé les inquiétudes des investisseurs.

Frappes entre l'Iran et les États-Unis : 19 morts et flambée du pétrole
Photo: news.cnyes.com
Indicateur obligataire Niveau atteint ou comparatif historique
Obligations britanniques à 30 ans Plus haut niveau depuis 1998
Obligations à 10 ans (global) Niveaux comparables à la crise financière de 2007-2008
Obligations japonaises à 10 ans Sommet atteint depuis 30 ans

Le yen japonais sous surveillance et les spéculations sur une intervention conjointe

Pendant que les marchés des matières premières et de la dette réagissent au conflit moyen-oriental, le marché des changes asiatique a connu une anomalie remarquée le même jour. En l’absence de publication de données économiques majeures, le yen japonais a soudainement chuté sous la barre des 160 pour un dollar avant de rebondir violemment. Les analystes financiers rapportent qu’au moment où se clôturait le sommet du G20, les salles de marché se sont emballées, soupçonnant une intervention concrète du ministère japonais des Finances et du Trésor américain pour défendre ce seuil critique.

Pourquoi les Etats-Unis sont intervenus aux côtés du Japon pour arrêter la chute du yen ?
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Photo: lefigaro.fr

Les avis des professionnels divergent toutefois sur la nature exacte de ce mouvement. Alex Cohen, stratège en change chez Bank of America, estime que le franchissement du niveau psychologique a pu déclencher une vague massive de liquidations automatiques de positions vendeuses, bien qu’une intervention test des autorités ne puisse être totalement exclue. Andrew Hazlett, cambiste chez Monex, émet pour sa part des doutes sur l’hypothèse d’une action étatique officielle en raison de l’ampleur mesurée du mouvement, tout en concédant qu’une vigueur simultanée du yen face au dollar et à l’euro reste difficile à justifier par la simple logique de marché.

Les déclarations passées du secrétaire au Trésor américain Scott Bessent et de la Banque du Japon concernant la surveillance des taux de change maintiennent la communauté financière dans l’attente d’une confirmation officielle.

Le Japon sous haute surveillance des marchés ! (chute du yen, Banque du Japon, inflation…)

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