Les États-Unis ont mené dimanche des frappes sur l’île de Larak dans le détroit d’Ormuz, tuant deux personnes selon les autorités iraniennes.
Les tensions au Moyen-Orient connaissent une nouvelle escalade après des frappes aériennes américaines menées dimanche dans le détroit d’Ormuz.
Les frappes sur l’île de Larak et la riposte en Jordanie
Le Commandement militaire américain pour le Moyen-Orient a confirmé l’opération par la voix de son porte-parole, précisant que les forces américaines ont frappé deux lanceurs iraniens sur l’île de Larak
, située dans le détroit d’Ormuz. Selon les explications fournies par le Capitaine Tim Hawkins, l’intervention est intervenue après que des forces des Gardiens de la Révolution islamique ont été observées en train de se préparer à lancer des roquettes chargées de mines marines dans le détroit d’Ormuz
. L’agence de presse iranienne Tasnim a indiqué que ces bombardements ont fait deux morts et deux blessés.
La réaction de Téhéran ne s’est pas fait attendre. Les Gardiens de la Révolution iraniens ont affirmé avoir attaqué des installations de l’armée américaine sur deux bases aériennes en Jordanie, avec des missiles balistiques et des drones
. Les autorités militaires jordaniennes ont pour leur part annoncé avoir intercepté et abattu huit missiles dont la provenance n’a pas été officialisée par Amman, mais qui avaient pénétré l’espace aérien du royaume.
L’état des infrastructures pétrolières et les déclarations croisées
Le président américain Donald Trump a affirmé que l’île de Kharg, qualifiée de carrefour énergétique de l’Iran, avait été réduite en miettes
. Un responsable américain est toutefois revenu ultérieurement sur cette affirmation pour préciser que l’île n’avait en réalité pas été touchée par les tirs.
Du côté de Téhéran, le président Masoud Pezeshkian a pris acte de la situation tout en réaffirmant la volonté de son gouvernement d’éviter une conflagration totale.
Perspectives diplomatiques et protocole d’Islamabad
Cette reprise des affrontements armés intervient après une période d’accalmie relative d’un mois, durant laquelle les hostilités directes avaient perdu en intensité malgré des tirs sporadiques. Les États-Unis avaient choisi de privilégier une pression économique, annonçant des sanctions contre tout pays tiers qui entretiendrait des relations commerciales avec l’Iran.

Malgré la violence des derniers échanges, des ouvertures diplomatiques subsistent. Le président iranien a rappelé l’existence du protocole d’accord d’Islamabad, signé à la mi-juin pour mettre fin aux hostilités déclenchées en février par des frappes américaines et israéliennes qui avaient coûté la vie à l’ancien Guide suprême, l’ayatollah Ali Khamenei. M. Pezeshkian a indiqué depuis le sommet de Bichkek : Je déclare explicitement que si les États-Unis reviennent à leurs engagements au titre du protocole d’accord, la République islamique d’Iran prendra immédiatement des mesures réciproques
.
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