Les États-Unis ont lancé une offensive financière d’envergure contre l’Iran, qualifiée de « D-Day économique », en ciblant cinq secteurs clés incluant les actifs numériques et le transport maritime, tandis que Téhéran dénonce une mesure vaine face à des difficultés économiques croissantes.
La pression financière s’accrédite d’un cran à Washington. Le secrétaire au Trésor américain, Scott Bessent, a officialisé le lancement d’une vaste campagne de sanctions, baptisée Operation Economic Outcast, visant à paralyser les réseaux de financement iraniens. Cette stratégie de sanctions secondaires cherche à isoler totalement les partenaires commerciaux de Téhéran à travers le monde.
Les cinq secteurs ciblés par le Trésor américain
L’offensive menée par l’administration américaine ne se limite pas à des restrictions directes contre l’Iran. Le dispositif englobe l’or, la technologie, l’aviation, le transport maritime et, pour la première fois de manière explicite, les actifs numériques. Selon les informations communiquées depuis Washington, The Office of Foreign Assets Control a sanctionné plus de 60 entités, individus et navires impliqués dans la contrebande de pétrole et les programmes balistiques et nucléaires iraniens.
L’intégration des cryptomonnaies et des actifs numériques dans ce cadre répressif fonctionne comme un avertissement pour les marchés. Bien qu’aucun projet ou jeton spécifique n’ait été nommé dans l’immédiat, l’administration montre sa volonté de surveiller et de contrer l’utilisation des monnaies numériques pour contourner les interdictions bancaires traditionnelles.
Des sanctions secondaires menaçant les alliés de Téhéran
La doctrine exposée par les responsables américains repose sur un principe d’asphyxie totale. Les pays tiers et les entreprises qui continuent d’entretenir des liens commerciaux avec l’Iran s’exposent à des représailles unilatérales de la part de Washington. Scott Bessent a averti que les récalcitrants risquaient d’être exclus du système libellé en dollars.

Les intermédiaires financiers et commerciaux opérant dans plusieurs plaques tournantes mondiales font l’objet d’une surveillance accrue. Le plan exige notamment la fermeture de toutes les succursales de Bank Melli Iran, la plus grande banque publique du pays, touchant ainsi les structures qui facilitent les flux financiers internationaux du régime.
La riposte de Téhéran et les tensions dans le détroit d’Ormuz
Face à cette escalade financière, le gouvernement iranien rejette l’impact de ces mesures. Le ministre de l’Économie iranien, Ali Madanizadeh, a qualifié les menaces américaines d’aveu de défaite
sur la télévision d’État, affirmant que le pays dispose d’un plan s’étalant sur deux ans pour contrer ces restrictions. De son côté, Pékin a estimé que la pression accrue ne résoudrait pas les tensions régionales.

Ces annonces interviennent dans un contexte de crise persistante autour du détroit d’Ormuz, verrouillé par l’Iran depuis plusieurs mois.
Sur le plan économique interne, la population subit de plein fouet les conséquences de ce blocus.
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