Le secrétaire au Trésor américain Scott Bessent a dévoilé de nouvelles sanctions contre l’Iran, ciblant près de 60 entités et menaçant de sanctions secondaires les partenaires commerciaux de Téhéran.
L’opération « Economic Outcast » et la menace de sanctions secondaires
L’administration américaine a officialisé une nouvelle offensive financière contre l’Iran, baptisée Operation Economic Outcast
. Le Trésor américain a désigné près de 60 entités, individus et navires, élargissant la portée des sanctions secondaires pour englober les secteurs de la navigation, de l’or, de l’aviation, de la technologie et des actifs numériques. Le secrétaire au Trésor Scott Bessent a précisé que l’objectif était de couper toutes les sources de revenus soutenant le gouvernement iranien.
Interrogé sur l’absence immédiate de sanctions à l’encontre des principaux partenaires commerciaux de l’Iran, Scott Bessent a déclaré qu’il ne voyait pas l’intérêt de faire exploser le système financier mondial. L’administration cherche ainsi à donner un délai aux pays tiers pour modifier leur comportement commercial avant que les mesures punitives ne s’appliquent pleinement.
La Chine au cœur des tensions commerciales et des exportations pétrolières
La Chine demeure le partenaire économique le plus important de l’Iran et le principal acheteur de son pétrole. Une grande partie de ces flux transite par des navires d’une flotte fantôme et bénéficie de décotes importantes, échappant en grande partie aux registres douaniers officiels.
Le porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, Lin Jian, a réitéré l’opposition de Pékin aux mesures unilatérales :
Lin Jian, porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, a affirmé que la Chine avait déjà déclaré à de nombreuses reprises qu’elle s’opposait fermement aux sanctions unilatérales illégales.
Le rôle clé des Émirats arabes unis et la rupture des routes financières
Les Émirats arabes unis ont historiquement constitué une bouffée d’oxygène financière et une plateforme de réexportation essentielle pour l’économie iranienne. En 2024, les Émirats ont fourni un peu plus de 30 pour cent des importations iraniennes, atteignant 21 milliards de dollars, tout en absorbant 13 pour cent des exportations téhéranaises. Toutefois, cette artère commerciale a subitement été entravée.

Abou Dhabi a suspendu l’ensemble de ses échanges commerciaux et de ses transactions financières avec l’Iran après des tirs de missiles dirigés vers son territoire.
Turquie, Irak et autres partenaires sous pression
Parmi les autres partenaires régionaux figurent la Turquie et l’Iraq, qui entretiennent des liens énergétiques et commerciaux étroits avec l’Iran. De son côté, l’Iraq dépend fortement des livraisons de gaz et d’électricité iraniennes pour faire face à ses besoins énergétiques intérieurs.

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