La coalition internationale menée par les États-Unis a intercepté des drones chargés d’explosifs au-dessus d’Erbil, la capitale de la région semiautonome du Kurdistán iraquí, lors d’une action défensive menée dans un contexte de tensions régionales persistantes. Selon les informations rapportées par Infobae, les tirs d’interception se sont déroulés entre 2:17 et 2:25 du matin, heure locale, visant des engins aériens sans pilote qui survolaient la zone urbaine.
Interceptions de drones explosifs à Erbil par la coalition
Les attaques aériennes sur la région ne constituent pas un événement isolé. Depuis le déclenchement de la campagne militaire le 28 février, la zone a fait l’objet d’une accumulation d’attaques aériennes. Erbil abrite une base aérienne comptant environ 2 000 soldats des États-Unis, un consulat américain ainsi que des positions des Peshmerga, les forces armées officielles de la région kurde. Malgré ces menaces répétées et l’intensité des tirs dans le secteur, l’aéroport international d’Erbil est resté opérationnel pendant toute la période, selon les précisions de Infobae.

Contexte des affrontements et cibles dans la région
L’escalade dans le nord de l’Irak implique également des frappes menées par l’Iran contre des groupes d’opposition kurdes iraniens installés dans la région. Un épisode récent a notamment touché le valle de Alana, situé à environ 90 kilomètres au nord-est d’Erbil, ciblant des positions appartenant à des organisations telles que Komala et le Partido Democrático del Kurdistán de Irán (KDPI), d’après le média kurde Rudaw relayé par La Razón.

Teherán considère ces formations politiques et armées comme des organisations terroristes et réclame leur désarmement ou leur expulsion du territoire irakien. Les affrontements et les tirs de missiles ou de drones ont également touché des infrastructures civiles et des zones résidentielles, provoquant des dégâts matériels dans plusieurs districts de la province, bien que les autorités locales n’aient pas déploré de pertes humaines majeures lors des plus récents bombardements.
Bilan et réactions des autorités locales
Le bilan global cumulé depuis le début du conflit fait état de plus de 950 attaques menées à l’aide de drones et de missiles contre le Kurdistán iraquí, attribuées soit directement à des tirs en provenance de l’Iran, soit à des milices proiraniennes actives en territoire irakien, d’après les données de Rudaw. Les hostilités ont jusqu’à présent causé la mort de 32 personnes et fait 154 blessés, selon les mêmes sources.
Face à cette situation, le premier ministre de la région, Masrour Barzani, a souligné que certaines actions armées trouvaient leur origine à l’intérieur même de l’Irak, mentionnant des lancements de drones effectués depuis la direction de Mosul. Il a en outre averti que les forces locales ne disposaient pas de capacités de défense aérienne suffisantes pour faire face à l’ampleur des campagnes de bombardement qui ciblent régulièrement le territoire autonome.
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