La FIFA a vigoureusement défendu son président Gianni Infantino face à des accusations de favoritisme et d’indemnités de départ versées à une ancienne employée de l’UEFA. L’instance dirigeante du football mondial dénonce une tentative concertée pour déstabiliser sa gouvernance à l’approche de l’élection présidentielle de mars prochain.
La Fédération internationale de football association a publié un communiqué officiel pour dénoncer ce qu’elle qualifie d’un effort concerté et continu visant à affaiblir l’institution et son dirigeant. Cette riposte institutionnelle intervient au lendemain d’informations relayées par la presse britannique au sujet du parcours passé de l’Italo-Suisse au sein de l’Union des associations européennes de football.
Les révélations du Telegraph et la réponse de l’UEFA
D’après un article publié par le journal britannique The Daily Telegraph, Gianni Infantino aurait favorisé la promotion d’une employée avec laquelle il entretenait une relation intime lorsqu’il occupait les fonctions de secrétaire général de l’instance européenne entre 2009 et 2016. Le quotidien rapporte également qu’une indemnité de départ à six chiffres, complétée par le financement d’un cursus MBA dans une école de commerce évalué à environ 50 000 euros, lui aurait été octroyée au moment de quitter l’organisation.
Interrogée sur ces versements, l’UEFA a confirmé qu’un paiement avait bien été effectué lors du départ de la collaboratrice, incluant la prise en charge des frais de scolarité pour une formation de gestion. L’administration européenne a toutefois tenu à préciser que ces dispositions respectaient scrupuleusement la réglementation en vigueur à l’époque.
L’instance européenne a également indiqué que ces règles internes ont été renforcées depuis 2016 afin de se conformer aux standards des organisations modernes de premier plan. Des hauts responsables de l’organisation envisagent par ailleurs d’examiner cette période pour vérifier si la gestion des dossiers a pu être influencée.
La riposte de la FIFA et le front des fédérations membres
Face à la polémique, la FIFA a rejeté en bloc les accusations par l’intermédiaire de ses canaux officiels, qualifiant les publications de la presse d’allégations non fondées. L’organisation a rappelé que son président exerce son mandat en vertu d’une légitimité démocratique conférée par les associations membres.
Le climat reste particulièrement tendu entre le siège mondial et le football européen. L’UEFA maintient sa pression après l’échec du projet controversé de privatisation des profits de la Coupe du monde, un dossier pour lequel Gianni Infantino a présenté des excuses lors d’une réunion d’urgence organisée au Maroc. Malgré le retrait du projet, l’instance européenne brandit toujours la menace d’un boycott des compétitions sous l’égide de la FIFA.
Les appels à la démission se sont multipliés ces derniers jours, portés notamment par la Fédération norvégienne de football. En contrepartie, le dirigeant peut s’appuyer sur des soutiens de poids au sein d’autres confédérations continentales.
Les soutiens de l’Amérique du Sud et de l’Afrique avant l’élection de mars
Alors que l’Europe durcit sa position, la Fédération argentine de football (AFA) a officiellement adressé un courrier à la présidence pour saluer le bilan des dix dernières années, axé selon elle sur la solidarité financière et la stabilité institutionnelle. Le président de l’AFA a réaffirmé la confiance de son instance dans la conduite des affaires mondiales du ballon rond.

De son côté, la Confédération africaine de football (CAF) a également réitéré son appui unanime. Son président, Dr Patrice Motsepe, a insisté sur l’importance du respect des procédures et de la gouvernance, saluant l’accompagnement constant apporté au développement du sport sur le continent africain.
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