Washington espère un accord imminent d’ici mercredi pour rouvrir le détroit d’Ormuz, alors que des frappes ont touché un cargo dans la nuit de lundi à mardi. Les cours du pétrole ont nettement chuté suite aux déclarations du secrétaire au Trésor américain, Scott Bessent, malgré le scepticisme persistant de Téhéran.
L’espoir d’un accord diplomatique et la baisse des marchés pétroliers
Les États-Unis ont affiché mardi l’espoir d’une résolution rapide pour rouvrir le détroit d’Ormuz, un point de passage stratégique pour l’approvisionnement énergétique mondial. Le secrétaire au Trésor américain, Scott Bessent, a déclaré dans un entretien à CNBC qu’un accord pourrait intervenir dès mardi ou mercredi afin de normaliser la situation dans la région.
Cette perspective a immédiatement détendu les marchés internationaux. Le prix du baril de Brent a chuté de 3,11 dollars, soit 2,29 %, pour s’établir à 80,66 dollars, tandis que le brut américain West Texas Intermediate (WTI) a reculé de 3,58 dollars pour descendre à 76,76 dollars. Ces cotations atteignent ainsi leur niveau le plus bas depuis le 13 juillet, inversant la tendance haussière des derniers jours.
Giovanni Staunovo, analyste chez UBS, a souligné que les prix du pétrole effacent leurs gains antérieurs suite à des commentaires de responsables qataris affirmant qu’une résolution potentielle entre les États-Unis et l’Iran a été rédigée, selon des propos rapportés sur les marchés. Du côté du Qatar, pays médiateur aux côtés du Pakistan et d’Oman, le ministère des Affaires étrangères a confirmé par la voix de son porte-parole, Majed al-Ansari, que des efforts étaient activement en cours pour relancer le dialogue.
Des discussions sous tension et un détroit marqué par les hostilités
Malgré l’optimisme affiché à Washington, la réalité sur le terrain reste extrêmement volatile. Dans la nuit de lundi à mardi, un cargo naviguant près du détroit a été touché par un projectile, provoquant un incendie et la disparition d’un marin, selon les informations de la société de sécurité britannique Vanguard Tech. Cette attaque s’inscrit dans un cycle de tensions ravivé début juillet après l’échec d’un protocole d’accord de 60 jours conclu en juin.
L’Iran impose ses propres règles de navigation et restreint les trajets, tandis que les États-Unis maintiennent un blocus strict sur les ports iraniens. Le président américain Donald Trump a qualifié ces pourparlers de dernière chance
pour les dirigeants iraniens, tout en prévenant que le blocus ne serait levé qu’en cas d’accord global ou de capitulation totale.
Les démentis de Téhéran et le rôle persistant des médiateurs
Les versions diplomatiques divergent ouvertement entre les belligérants. Alors que Washington évoque des pourparlers directs en cours, le ministère iranien des Affaires étrangères a nié toute négociation directe avec les États-Unis. Le porte-parole de la diplomatie iranienne, Esmaïl Baghaï, a affirmé que son pays menait uniquement des discussions avec Oman pour sécuriser une route maritime respectant les droits souverains de Téhéran.

Pendant ce temps, les efforts de médiation régionale continuent de s’organiser en arrière-plan. Le porte-parole du ministère pakistanais des Affaires étrangères, Tahir Andrabi, a rejeté l’idée que son pays aurait abandonné ses démarches diplomatiques.
Tahir Andrabi, porte-parole du ministère pakistanais des Affaires étrangères, a souhaité dissiper l’impression que le Pakistan avait baissé les bras, précisant que ce n’était pas le cas et que les parties devront finalement s’asseoir à la table des négociations pour régler toutes les questions en suspens.
Dans la même veine, le vice-président américain JD Vance a estimé dans un entretien diffusé sur un podcast que l’administration américaine ne pouvait pas se contenter de bombardements continus et qu’il était indispensable de conjuguer la force militaire avec la diplomatie pour résoudre la crise.
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