Des astronomes ont réussi à capturer des images directes d’un candidat au statut de compagnon en orbite autour de l’étoile supergéante rouge Bételgeuse, dans la constellation d’Orion, grâce à des observations menées en décembre 2024 avec le Très Grand Télescope de l’ESO.
L’énigme de la variation lumineuse et les observations du VLT
Si sa période de variation principale est d’environ 400 jours, dictée par la pulsation de l’étoile, une variation à long terme d’environ six ans intrigue la communauté astronomique depuis des années. Cette longue période a alimenté l’hypothèse de la présence d’un compagnon encore non découvert.
Les observations ont eu lieu en décembre 2024, une date clé où le compagnon théorique devait se trouver à sa distance apparente maximale de l’étoile principale, facilitant ainsi sa détectabilité.
Une source lumineuse détectée et un nom déjà approuvé
Après le traitement et l’analyse des images obtenues avec le dispositif SPHERE, les chercheurs ont confirmé la détection d’une source lumineuse candidate au statut de compagnon stellaire. La masse de cet objet est estimée entre 2,6 et 3,1 fois celle du Soleil, ce qui dépasse les prévisions initiales si l’on suppose qu’il s’est formé à la même époque que l’étoile principale Bételgeuse.
Cette avancée s’inscrit dans un contexte de recherche active. En juillet 2025, une équipe menée par Steve Howell du Centre de recherche Ames de la NASA avait déjà publié des travaux évoquant la possibilité d’avoir capturé une image directe de ce compagnon. Cependant, les observations de l’équipe de Howell affichaient un niveau de certitude de 1,5σ, insuffisant pour affirmer l’existence de la compagne avec une certitude absolue.
Des indices renforcés et la vérification prévue en 2027
Les données obtenues grâce au VLT offrent un degré de confiance nettement supérieur. Selon l’ESO, cette nouvelle analyse fournit la preuve la plus solide à ce jour de l’existence d’un compagnon en orbite autour de l’étoile supergéante, atteignant un niveau de fiabilité de 5,1σ ou 6σ.

Malgré ces résultats très nets, la communauté scientifique attend une confirmation définitive avant de clore le dossier. Miguel Montargès a indiqué qu’un nouveau cycle d’observations sera nécessaire pour valider la découverte de manière indiscutable : Il est nécessaire de refaire une observation un an plus tard, en 2027, pour confirmer la présence réelle du compagnon, mais il ne subsiste presque aucun doute.
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