Jeudi 23 juillet 2026, l’escalade militaire entre l’Iran et les États-Unis entre dans sa douzième nuit consécutive de bombardements aériens américains. Alors que Washington intensifie ses frappes pour protéger le trafic dans le détroit d’Ormuz, Téhéran réplique par des attaques de drones contre les pays du Golfe et menace d’une offensive totale.
La confrontation entre Washington et Téhéran s’intensifie de manière spectaculaire, faisant voler en éclats le protocole d’accord conclu il y a un peu plus d’un mois pour tenter d’éviter une crise majeure. Les hostilités se déroulent désormais sur plusieurs fronts à travers le Moyen-Orient, impliquant des frappes nocturnes répétées, des perturbations graves du commerce maritime et une multiplication des réactions diplomatiques internationales.
L’armée américaine maintient ses bombardements nocturnes en Iran
Ces opérations ordonnées par le président Donald Trump visent directement à affaiblir les capacités militaires iraniennes et à protéger le transport maritime dans le détroit d’Ormuz. Les frappes récentes ont notamment touché la ville d’Ahvaz, près du Golfe, tandis que des explosions ont été entendues à Sirik, à proximité immédiate du détroit.
Les Gardiens de la Révolution ciblent les alliés de Washington et le détroit d’Ormuz
En représailles aux bombardements, l’armée idéologique iranienne multiplie les actions contre les positions américaines et les infrastructures des pays voisins alliés des États-Unis. Bahreïn, le Koweït et le Qatar ont fait face à des attaques de drones et de missiles.
Le trafic maritime reste par ailleurs au cœur de la crise. Téhéran impose un itinéraire unique le long de ses côtes et exige des frais de service, menaçant de s’en prendre à tout navire non autorisé. Le corps des Gardiens de la Révolution a annoncé avoir arrêté trois pétroliers dans le sud du détroit d’Ormuz, précisant que l’un d’eux avait pris feu après une explosion, poussant les deux autres à faire demi-tour.
Menaces d’offensive totale et tensions politiques en Israël et à Washington
La rhétorique belliqueuse s’est intensifiée des deux côtés.

Donald Trump, président des États-Unis, a déclaré via Ouest-France qu’à partir de ce moment-là, chaque fois que la République islamique d’Iran tirerait sur un navire dans le détroit d’Ormuz, les États-Unis bombarderaient et détruiraient un pont ou une centrale électrique, y compris ceux situés près de la capitale Téhéran ou en son sein.
Parallèlement, du côté d’Israël, des consultations sécuritaires menées par le ministre de la Défense Israel Katz indiquent une préparation à tous les scénarios.
Ouverture d’un nouveau front en mer Rouge par les rebelles houthis
Le conflit s’étend géographiquement avec l’implication des rebelles houthis au Yémen. Cette attaque a provoqué un incendie à bord de l’un des navires au large d’Al Shuqaiq.
Face à cette multiplication des fronts et aux menaces pesant sur les hydrocarbures, le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, a qualifié les attaques contre les infrastructures civiles d’inacceptables
, témoignant de l’inquiétude croissante de la communauté internationale face à l’enlisement du conflit dans l’ensemble de la région.
Sources: Skynewsarabia.
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