Cette initiative, présentée à Bruxelles lors de la publication d’un rapport officiel de la Commission européenne sur la sécurité des enfants en ligne, vise à protéger les mineurs des risques liés à une surexposition numérique, alors que les jeunes Européens passent quotidiennement plusieurs heures sur les écrans.
Un constat alarmant sur la santé mentale des jeunes
Lors de la présentation du rapport sur la sécurité des enfants en ligne, Ursula von der Leyen a souligné que les jeunes Européens consacrent actuellement entre quatre et six heures par jour à leurs écrans. Cette immersion prolongée dans le monde numérique survient à une période où le cerveau des enfants est encore en plein développement, ce qui les rend particulièrement vulnérables. Selon la présidente de la Commission européenne, cette situation représente l’un des défis les plus critiques de notre époque.

Le rapport indique que près de 60 % des jeunes utilisateurs ont déjà fait état de difficultés émotionnelles ou psychosociales directement liées à leur activité en ligne. L’analyse identifie plusieurs effets délétères, notamment des troubles du sommeil, des épisodes dépressifs, des états anxieux, ainsi qu’une exposition répétée au harcèlement et à des contenus jugés dangereux ou nuisibles. La responsable politique a insisté sur le fait que ces conséquences affectent les enfants à un stade de leur vie où ils sont les plus exposés aux risques du monde numérique.
Redéfinir la relation entre les plateformes et les mineurs
Ursula von der Leyen a précisé la nature de cette réflexion lors de son intervention à Bruxelles : « Életkori korlátozásokra van szükség az internetes platformokon, ami nem arról szól, hogy a gyerekek hozzáférhetnek-e a közösségi médiához, hanem arról, hogy a közösségi média hozzáférhet-e a gyerekekhez, és ha igen, mikor » (Il est nécessaire d’instaurer des restrictions d’âge sur les plateformes Internet, ce qui ne concerne pas la question de savoir si les enfants peuvent accéder aux réseaux sociaux, mais si les réseaux sociaux peuvent accéder aux enfants, et si oui, à quel moment).

Cette distinction est au cœur de la stratégie européenne pour la protection des mineurs. L’objectif explicite est de créer une nouvelle norme pour le futur de l’espace numérique. La responsable politique a déclaré : « A jelen legnagyobb kihívása, hogyan védhetjük meg gyermekeinket az online térben, hogyan teremthetünk új normát a jövő online világában » (Le plus grand défi actuel est de savoir comment protéger nos enfants dans l’espace en ligne et comment créer une nouvelle norme dans le monde en ligne du futur).
Vers une nouvelle norme pour l’espace numérique
Alors que le rapport présenté à Bruxelles met en lumière la vulnérabilité des enfants face aux algorithmes et aux contenus en ligne, les autorités européennes se tournent désormais vers la mise en œuvre de ces restrictions d’âge comme mesure de sauvegarde.
La protection des mineurs face aux risques de dépendance, aux troubles psychologiques et aux contenus nuisibles devient ainsi une priorité réglementaire majeure.
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