Home InternationalÉtats-Unis bloquent accès à 15 cadres iraniens malgré visas joueurs pour Coupe du Monde 2026

États-Unis bloquent accès à 15 cadres iraniens malgré visas joueurs pour Coupe du Monde 2026

Une crise diplomatique en marge du sport

Le gouvernement américain a accordé des visas aux joueurs de l’équipe nationale de football d’Iran pour la Coupe du monde 2026, mais a refusé l’accès à une partie du personnel administratif et technique. Cette décision, confirmée le 5 juin, a provoqué une vive protestation diplomatique de Téhéran à quelques jours du coup d’envoi du tournoi le 11 juin.

Une crise diplomatique en marge du sport

Une crise diplomatique en marge du sport
Photo: economictimes.indiatimes.com
Alors que l’équipe nationale iranienne, surnommée « Team Melli », s’apprêtait à quitter son camp d’entraînement à Antalya, en Turquie, pour rejoindre le Mexique, une controverse majeure a éclaté concernant les conditions d’entrée sur le sol américain. Si l’envoyé des États-Unis en Turquie, Tom Barrack, a salué sur X le travail de l’ambassade américaine pour avoir traité les visas des joueurs, la réalité sur le terrain est plus complexe. Selon The Economic Times, le personnel technique et les joueurs ont reçu leurs documents, mais quinze membres de l’encadrement administratif ont essuyé un refus. L’ambassade d’Iran en Turquie a exprimé son indignation face à ce qu’elle considère comme une discrimination ciblée. Dans une déclaration publiée sur les réseaux sociaux, la mission diplomatique a dénoncé l’exclusion de nombreux cadres et conseillers techniques, pourtant essentiels au fonctionnement d’une sélection nationale. « Pourquoi ne dites-vous pas que des visas ont été refusés à une grande partie du personnel de direction et d’exécution, aux conseillers techniques et à d’autres personnes qui font partie intégrante de toute équipe nationale de football ? Vous avez maintenant porté le traitement délibéré et discriminatoire contre l’équipe nationale de football d’Iran à son plus haut niveau. » Ambassade d’Iran en Turquie, via The Guardian

Les tensions liées aux liens avec les Gardiens de la révolution

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Le cœur du blocage réside dans les craintes sécuritaires exprimées par Washington. Le secrétaire d’État américain, Marco Rubio, avait prévenu les législateurs dès avril qu’aucun individu ayant des liens avec le Corps des Gardiens de la révolution islamique (IRGC) ne serait autorisé à entrer aux États-Unis. Cette branche des forces armées iraniennes figure sur la liste noire américaine des organisations terroristes. Plusieurs membres de la délégation iranienne, dont le président de la Fédération iranienne de football, Mehdi Taj, sont visés par ces restrictions. Selon des rapports cités par The Straits Times, Taj lui-même est un ancien commandant des Gardiens. Cette situation complique considérablement la logistique de l’équipe, qui a déjà dû déplacer sa base d’entraînement de Tucson, en Arizona, vers la ville frontalière de Tijuana, au Mexique, pour limiter sa présence sur le sol américain.

L’impact sur la logistique de la sélection iranienne

L'impact sur la logistique de la sélection iranienne
Photo: the-star.co.ke
L’agence de presse semi-officielle Tasnim a identifié plusieurs cadres clés privés de visa, notamment le directeur exécutif Mehdi Kharati, le secrétaire général de la fédération Hedayat Mombini, et le directeur média Mohsen Motamedkia. Malgré ces absences, l’équipe a maintenu son départ pour le Mexique. Comme le rapporte Middle East Eye, ces membres du personnel devraient tenter d’obtenir leurs documents tout en accompagnant l’équipe au Mexique. Le calendrier de la sélection iranienne, placée dans le groupe G, reste sous haute tension. Après son arrivée à Tijuana ce dimanche, l’équipe devra traverser la frontière pour disputer ses rencontres :
  • 15 juin : Iran contre Nouvelle-Zélande à Los Angeles.
  • 21 juin : Iran contre Belgique à Los Angeles.
  • 26 juin : Iran contre Égypte à Seattle.
La Fédération iranienne de football a officiellement qualifié cette décision d’« ingérence politique dans le sport sous sa pire forme » et a promis de porter l’affaire devant la FIFA. Téhéran estime que les États-Unis violent les règles de neutralité sportive en utilisant le processus de délivrance des visas comme un outil de pression diplomatique, dans un contexte où les frappes militaires entre les deux pays se sont intensifiées depuis février 2026.

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