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Iran : la menace terroriste grandissante face à la guerre

L’Iran, acculé, intensifie la menace terroriste contre les États-Unis et ses alliés

Washington – Alors que les frappes américaines et israéliennes se poursuivent en Iran dans le cadre de l’opération « Epic Fury », les services de renseignement américains et leurs alliés sont en état d’alerte maximale face à une escalade de la menace terroriste émanant de Téhéran et de ses mandataires. L’assassinat du Guide suprême iranien Ali Khamenei a radicalement modifié le calcul stratégique du régime, qui semble désormais prêt à recourir à des actes de terrorisme à l’étranger, y compris sur le sol américain, pour tenter de stopper le conflit.

L’inquiétude est d’autant plus grande que le régime iranien, affaibli par les frappes et miné par des infiltrations des services de renseignement israéliens et américains, semble avoir renoncé à toute forme de retenue. Selon des sources gouvernementales américaines, Téhéran pourrait chercher à activer des cellules dormantes aux États-Unis, une possibilité que le président Donald Trump a publiquement évoquée.

« Nous savons beaucoup de choses qui se sont passées et qui sont très mauvaises », a déclaré Trump, assurant que Washington « maîtrise parfaitement la situation ».

Une histoire de terrorisme d’État

L’Iran a depuis longtemps recours au terrorisme comme outil de sa politique étrangère, soutenant des groupes armés dans la région et cherchant à intimider ses ennemis, notamment les dissidents iraniens, Israël, les États-Unis et les pays du Golfe. Jusqu’à récemment, Téhéran avait toutefois privilégié des opérations discrètes, permettant de maintenir un certain niveau de déni plausible et d’éviter des représailles sévères.

Cette approche prudente semble désormais abandonnée. L’assassinat de Khamenei et d’autres hauts responsables, ainsi que les discussions ouvertes à Washington et Jérusalem sur un changement de régime, ont convaincu Téhéran qu’il doit « tout faire » pour mettre fin à la guerre, y compris en l’étendant au territoire américain.

Des complots déjoués, une menace persistante

Depuis le début de l’opération « Epic Fury », des individus agissant sous les ordres de l’Iran ont été liés à des complots dans plusieurs pays, notamment l’Azerbaïdjan, le Koweït, le Qatar, les Émirats arabes unis et le Royaume-Uni.

Les États-Unis ont déjà déjoué plusieurs tentatives d’attentats sur leur territoire. En octobre 2011, un complot visant à assassiner l’ambassadeur saoudien à Washington a été déjoué. Plus récemment, en 2024, un homme entraîné par les Gardiens de la révolution a été reconnu coupable à Brooklyn d’avoir planifié d’assassiner des personnalités politiques américaines, dont Donald Trump.

Les services de renseignement américains ont également mis en évidence l’investissement de l’Iran dans le développement d’un « plan national » visant à positionner des agents et des criminels sur le sol américain pour semer le chaos.

Le Corps des Gardiens de la révolution au cœur de la stratégie terroriste

Au cœur de cette stratégie se trouve le Corps des Gardiens de la révolution (CGRI), une organisation désignée comme terroriste par les États-Unis. Composé d’au moins 150 000 membres actifs et de 600 000 réservistes, le CGRI est le véritable pilier du régime iranien et dépend directement du Guide suprême.

L’unité 400 du CGRI, créée en 2011, a pour mission spécifique de mener des attaques contre les pays cherchant à déstabiliser le programme nucléaire iranien, y compris les États-Unis.

Désespoir et radicalisation

Selon un haut responsable du Conseil de sécurité nationale israélien, Téhéran a fondamentalement modifié sa doctrine opérationnelle en réponse aux frappes, supprimant toute contrainte et ordonnant à ses agents de mener toutes les attaques possibles. L’Iran « n’a rien à perdre », a-t-il déclaré, soulignant que le régime pourrait être tenté de recourir à des attentats à grande échelle pour déstabiliser l’opinion publique américaine et forcer l’administration Trump à négocier une sortie de crise.

Les agences de renseignement américaines craignent également des attaques de « loups solitaires » inspirés par la rhétorique incendiaire des dirigeants iraniens et de leurs mandataires.

Alors que les bombardements se poursuivent, le régime iranien pourrait recourir à des actes de terrorisme de plus en plus désespérés pour montrer à Washington qu’il n’est pas vaincu. La prudence et la vigilance restent de mise. Après tout, les services de contre-terrorisme doivent avoir raison à chaque fois, tandis que les acteurs malveillants n’ont besoin de réussir qu’une seule fois.

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