Trump lance l’opération « Colère Épique » contre l’Iran, marquant une rupture avec des décennies de retenue
WASHINGTON – Le président Donald Trump a autorisé le lancement d’une campagne militaire d’envergure contre l’Iran, baptisée « Opération Colère Épique », visant à « éliminer la menace nucléaire imminente » posée par Téhéran, a annoncé la Maison Blanche le 1er mars 2026. Cette décision marque une rupture radicale avec la politique étrangère américaine des dernières décennies, caractérisée par une absence de conflit direct avec l’Iran malgré des décennies de tensions.
Jusqu’à présent, les États-Unis et l’Iran n’avaient jamais officiellement déclaré la guerre, malgré des décennies de menaces et d’affrontements indirects. L’incident le plus grave remonte à 1988, lorsqu’un navire de croisière américain a abattu un vol Iran Air, tuant les 290 passagers et membres d’équipage. L’administration Reagan avait alors exprimé ses « profonds regrets », qualifiant l’incident d’accident.
Cette nouvelle escalade intervient après qu’en juin dernier, les États-Unis ont attaqué les installations nucléaires iraniennes, une action que Trump avait alors célébrée en publiant une vidéo de bombardiers larguant leurs charges explosives sur une version remixée de la chanson « Bomb Iran ».
L’approche de Trump contraste fortement avec celle de ses prédécesseurs, qui, même en poursuivant une politique d’influence mondiale, ont toujours pesé le pour et le contre avant de s’engager dans un conflit direct. L’administration Bush, par exemple, avait justifié l’invasion de l’Irak par un « agenda de liberté », une justification qui avait suscité de vives critiques. Trump, lui, a toujours prôné une politique d’« Amérique d’abord », limitant l’intervention américaine aux « menaces directes à ses intérêts nationaux » et exigeant un « plan infaillible pour gagner et se retirer ».
Selon des analystes, cette approche minimaliste, loin de favoriser la retenue, a paradoxalement abaissé le seuil de déclenchement d’une guerre. La Maison Blanche a justifié l’attaque actuelle par un « sentiment » que l’Iran allait attaquer, soulignant le manque de considération de Trump pour la légitimité américaine et ses intérêts, même au sens large.
L’historique des relations entre les deux pays remonte aux années 1950, lorsque le Premier ministre iranien Mohammad Mosaddegh a nationalisé l’industrie pétrolière iranienne, privant ainsi la Grande-Bretagne de ses profits. Mosaddegh avait été nommé « Homme de l’année » par le magazine Time en 1952.
Peter Beinart, dans un article récent du New York Times, a qualifié la politique étrangère de Trump d’« impérialisme », mais nuance cette affirmation en soulignant que l’administration actuelle semble indifférente aux conséquences de ses actions à l’étranger, une attitude qu’il décrit comme un « nihilisme du changement de régime ».
Cette guerre marque donc une nouvelle ère dans les relations américano-iraniennes, une ère où les contraintes traditionnelles de la diplomatie et de la légitimité internationale semblent avoir été abandonnées.
