Jelly Roll : “Je suis un redneck, mon avis n’importe pas”

Jelly Roll, entre foi, passé trouble et promesse d’un discours politique fracassant

Los Angeles, Californie – Le chanteur country Jelly Roll, de son vrai nom Jason DeFord, a créé une onde de réactions après les Grammy Awards de dimanche soir, oscillant entre une déclaration d’universalité de la foi chrétienne et un aveu d’incompétence en matière de politique. Le musicien, qui a remporté trois Grammy Awards dont celui du meilleur album country pour “Beautifully Broken”, a d’abord affirmé sur scène que “Jésus est pour tout le monde”, avant de se qualifier de “redneck stupide” et de suggérer que son opinion politique n’avait pas de valeur.

“Les gens ne devraient pas se soucier de mon opinion, mec. Je suis un redneck stupide. Je n’ai pas assez regardé [les informations]”, a-t-il déclaré à des journalistes après la cérémonie, selon Rolling Stone. DeFord, qui n’avait pas de téléphone portable pendant 18 mois et n’utilise pas les réseaux sociaux, a expliqué se sentir “déconnecté de ce qui se passe”.

Cette ambivalence est d’autant plus frappante que le chanteur a reconnu qu’il avait “beaucoup à dire” sur la situation actuelle et promet un discours politique “fort et clair” la semaine prochaine. “Tout le monde entendra exactement ce que j’ai à dire de la manière la plus forte et la plus claire que j’aie jamais exprimée”, a-t-il affirmé.

L’histoire de Jelly Roll est loin d’être conventionnelle pour une star de la country. Il a passé une grande partie de son adolescence et de ses jeunes années en prison pour des accusations d’agression armée et de trafic de drogue. C’est en prison, à l’âge de 23 ans, qu’il a obtenu son diplôme d’études secondaires. Sa conversion au christianisme est intervenue plus tard, influencée par l’intérêt de sa fille pour la religion.

“J’ai grandi dans un foyer où il y avait un chaos total”, a-t-il expliqué aux journalistes. “Je ne savais même pas que la politique existait avant mes 20 ans, en prison. Quand on grandit dans un foyer de toxicomanes, on ne se pose pas de questions sur la politique mondiale, on essaie juste de survivre.”

L’attitude de Jelly Roll contraste fortement avec celle d’autres artistes présents aux Grammy Awards qui ont utilisé la scène pour exprimer leurs opinions politiques. Billie Eilish a dénoncé la politique d’immigration américaine en déclarant que “personne n’est illégal sur une terre volée” et en lançant un “Fuck ICE” (Immigration and Customs Enforcement). Bad Bunny, récompensé pour son album de l’année, a également pris position en faveur des immigrés, affirmant qu’ils ne sont ni “sauvages”, ni “animaux”, ni “aliens”, mais simplement “des êtres humains et des Américains”.

Ces prises de position interviennent dans un contexte de tensions politiques croissantes aux États-Unis, notamment concernant les questions d’immigration. Selon les données du Department of Homeland Security, plus de 14,4 millions de personnes d’origine étrangère résidaient illégalement aux États-Unis en 2022. Les politiques d’immigration sont un sujet de débat constant, avec des opinions divergentes sur la manière de gérer les flux migratoires et de traiter les personnes sans papiers.

L’engagement politique des artistes, et la réaction de Jelly Roll, soulignent l’importance croissante de la voix des célébrités dans le débat public. Reste à voir si le discours annoncé de Jelly Roll tiendra ses promesses et quelle sera son impact sur ses fans et sur le paysage politique américain.

[Intégration potentielle d’une vidéo YouTube de Jelly Roll expliquant son parcours ou de son discours aux Grammy Awards]

[Intégration potentielle d’un post Instagram de Jelly Roll faisant référence à son discours à venir]

[Intégration potentielle d’un tweet de Jelly Roll sur le sujet]

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