Coup d’arrêt technologique : la Cour Pénale Internationale abandonne Microsoft
La Haye, Pays-Bas – La Cour Pénale internationale (CPI), chargée de juger les crimes les plus graves reconnus par le droit international – génocide, crimes de guerre, crimes contre l’humanité et crime d’agression – a annoncé un virage stratégique majeur : elle abandonne Microsoft pour migrer vers openDesk, une solution collaborative open source développée par le Ministère fédéral de l’Intérieur allemand.
Cette décision intervient dans un contexte de tensions croissantes concernant la souveraineté numérique et la dépendance technologique de l’Europe envers les États-Unis. Les menaces formulées par l’ancien président américain Donald Trump,visant à limiter l’accès aux technologies américaines,ont accéléré la prise de concious de la nécessité de développer des alternatives indépendantes.
La CPI justifie ce choix par la transparence et la sécurité offertes par l’open source. Contrairement aux logiciels propriétaires de géants de la Silicon Valley comme Amazon, Microsoft, Google, Oracle et IBM, qui contrôlent plus de 70% du marché européen du cloud computing, openDesk est accessible à tous, auditable, modifiable et partageable gratuitement.Cette caractéristique est cruciale pour une institution comme la CPI, qui traite des informations sensibles et doit garantir l’intégrité de ses processus.
Un enjeu de souveraineté numérique
Ce basculement vers une solution open source s’inscrit dans un mouvement plus large de réaffirmation de la souveraineté numérique européenne. L’inquiétude grandit face à la concentration du pouvoir technologique entre les mains de quelques entreprises américaines, et à la possibilité que cet avantage soit utilisé à des fins politiques ou économiques.
Comme l’a souligné Mark carney, ancien gouverneur de la Banque d’Angleterre, les États-unis commencent à “monétiser leur hégémonie” technologique. La dépendance au cloud computing, infrastructure vitale pour le fonctionnement de nos sociétés numériques, est particulièrement préoccupante.
L’open source, une option viable ?
L’adoption d’openDesk par la CPI est un signal fort en faveur de l’open source. Cette approche collaborative,basée sur le partage et la transparence,offre une alternative viable aux logiciels propriétaires,tout en favorisant l’innovation et la sécurité.
Le choix de la CPI pourrait encourager d’autres institutions publiques et privées à explorer les avantages de l’open source, contribuant ainsi à une diversification du paysage technologique et à une réduction de la dépendance envers les géants américains. L’avenir de la souveraineté numérique européenne pourrait bien se jouer sur la capacité à développer et à adopter des solutions alternatives, ouvertes et transparentes.
