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FFLCH-USP rompt son accord avec l’Université de Haïfa après un vote historique

Brésil : La FFLCH de l’USP rompt son accord avec l’Université de Haïfa en signe de protestation contre la politique israélienne

São paulo, Brésil – Dans une décision historique, la Faculté des Sciences Humaines et Sociales (FFLCH) de l’Université de São Paulo (USP) a voté massivement en faveur de la suspension de son accord avec l’Université de Haïfa en Israël. Ce vote, survenu hier, marque une prise de position claire de l’institution brésilienne face au conflit israélo-palestinien et aux accusations de génocide à Gaza.

Le rapport approuvé par la FFLCH précise que cette rupture d’accord est une action institutionnelle, visant à suspendre les relations avec les entités participant activement à ce qui est perçu comme une “machine de répression”. L’objectif n’est pas d’empêcher le dialog entre chercheurs, mais de signaler une opposition ferme aux politiques israéliennes.

“L’université ne peut pas se cacher derrière la neutralité alors que la connaissance est utilisée pour détruire des vies”, a déclaré Maria clara Araújo, directrice du Center Académique du cours de Littérature et du DCE Libre de l’USP, membre du collectif Rebeldía. “Rompre avec Haïfa, c’est protéger le vrai sens de l’université : un espace de libre pensée et de défense de la dignité humaine.”

Cette décision intervient également après l’enlèvement, par les forces israéliennes, de deux membres du personnel de l’USP, Magno Carvalho et Bruno Gilga, lors d’une mission humanitaire en eaux internationales avec la Global Sumud Flotilla. Cet incident a été perçu par les représentants étudiants comme une preuve que le conflit n’est plus un problème distant, mais touche directement la communauté universitaire brésilienne. “Lorsque des responsables de l’USP sont kidnappés, le silence institutionnel se transforme en complicité”, a affirmé Conceição, une représentante étudiante.

La FFLCH n’est pas la première université brésilienne à prendre une telle mesure. L’Unicamp, l’UFF et l’UFC ont déjà rompu leurs accords avec des institutions israéliennes en 2025. Cette initiative s’inscrit également dans un mouvement international plus large, avec des universités en Norvège, aux États-Unis et aux Pays-Bas ayant pris des décisions similaires.

Contexte historique et implications:

Ce type de boycott académique rappelle les actions menées contre le régime d’apartheid en Afrique du Sud, reconnues par l’ONU comme une forme légitime de résistance éthique. Les boycotts académiques, bien que controversés, sont souvent utilisés comme un outil de pression pour influencer les politiques gouvernementales et promouvoir les droits humains. Ils reposent sur l’idée que la collaboration avec des institutions liées à des régimes répressifs ou à des violations des droits humains confère une légitimité à ces actions.

La décision de la FFLCH souligne le rôle croissant des universités en tant qu’agents de responsabilité sociale et leur engagement envers les principes de justice et de dignité humaine. Maria Clara Araújo a conclu : “Ce que la FFLCH a fait aujourd’hui, c’est dire, dans chaque lettre, que la neutralité face au génocide est impossible.L’université doit choisir entre le silence et la vie. Nous choisissons la vie.”

Cette décision devrait susciter un débat important au Brésil et à l’étranger sur le rôle des institutions académiques dans les conflits politiques et les crises humanitaires.

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