La diffusion d’une documentation officielle par le ministère de la Sécurité publique officialise l’exécution de 11 criminels de premier plan en Birmanie, dont Ming Zhenzhen, l’exécutante principale des familles dirigeantes de Kokang.
L’exécution de la dirigeante Ming Zhenzhen et la fin du clan Ming
Les autorités judiciaires ont appliqué la peine capitale à onze criminels de premier plan impliqués dans les réseaux mafieux de la région frontalière. Parmi eux figure Ming Zhenzhen, figure centrale du clan Ming qui contrôlait plusieurs complexes criminels à Laukkaing.
Avant son exécution, elle est apparue devant les caméras en affichant un sourire détaché, minimisant les massacres perpétrés par sa milice. La série documentaire diffusée par les chaînes officielles détaille comment le groupe criminel a géré le complexe du Couchant, connu sous le nom de Wolhushan Zhuang.

Cet espace abritait un stand de tir souterrain utilisé pour exécuter sommairement les opérateurs qui contestaient les ordres ou tentaient de s’échapper. Les enquêteurs ont découvert des impacts de balles de mitrailleuse sur les murs de ce site clandestin, témoignant d’une violence extrême destinée à maintenir la soumission de la main-d’œuvre.
La criminalité liée aux télécommunications a causé des pertes financières directes massives de plusieurs dizaines de milliards de yuans par an aux citoyens chinois, tout en générant des infractions connexes telles que l’homicide volontaire, la séquestration et le trafic d’êtres humains, ce qui a franchi la ligne rouge fixée par la Chine.

Le massacre du 20 octobre et la dissimulation des corps
La situation ne pouvait pas s’ébruiter, il fallait étouffer l’affaire autant que possible. Puisque ces personnes étaient déjà mortes, j’ai simplement ordonné qu’on les enterre.
Ming Zhenzhen, dirigeante condamnée du clan Ming
L’opération d’envergure et les saisies massives de liquidités
Plus de 58 000 suspects ont été transférés aux autorités de Pékin par la partie birmane, marquant l’effondrement quasi total des infrastructures industrielles de fraude en zone frontalière à la suite des interventions coordonnées.
La campagne conjointe de sécurité a permis de neutraliser l’appareil sécuritaire des familles dirigeantes de la région autonome de Kokang. Les perquisitions menées chez les parrains locaux, notamment dans les propriétés de hauts responsables administratifs comme Bai Yingcang et Bao Yanban, ont révélé des réserves de liquidités si importantes que l’argent devait être stocké dans des entrepôts sécurisés et séché au soleil sur les toits.
Les données publiées par les services de police confirment qu’à la suite de ces interventions coordonnées, le nombre d’affaires d’escroquerie enregistrées sur le territoire a connu une baisse continue pendant onze mois consécutifs.
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