100 Autolib utilisés ont été vendus à des particuliers en une matinée

Des centaines de curieux voulaient acheter un Autolib d'occasion – GUILLAUME SOUVANT / AFP
Malgré la pluie et le vent, des centaines d'acheteurs se sont rassemblés samedi matin sur un parking de supermarché à Romorantin, au cœur de la Sologne, pour tenter d'acquérir une voiture électrique auprès du service de covoiturage de Paris Autolib, fermé en août .

le #Voiture bleue de#Autolib allez comme des rouleaux lors de la première vente publique organisée ce samedi à Romorantin. pic.twitter.com/a3vQJ3YASD– Antoine Boudet (@ABoudet) 10 novembre 2018

Le premier client, Max Minerbe, 36 ans, est arrivé à 4h00 du matin de Tours, une ville voisine. D'autres ont dormi sur le parking. "Nous avons tout fait pour dissuader les gens de loin", a déclaré Charlotte Caravec, 31 ans, organisatrice de la vente du garage du même nom, "enterrée" sous des coups de téléphone depuis l'annonce de cette vente à 48 heures. "Nous avions peur de l'effet de masse", ajoute-t-elle sous l'oeil bienveillant des gendarmes pour éviter tout débordement. Alignés sagement derrière des barrières, sous leur parapluie, les acheteurs sont tous attirés par les économies de carburant qu’ils vont réaliser avec une voiture vendue à 3 700 euros.

200 personnes attendaient

La vente a commencé à 10 heures avec 200 personnes en attente. En fin de matinée, les 50 voitures présentées ont été vendues. Les organisateurs en ont remis 50 autres mais sans les présenter à leurs acheteurs qui paieront le prix annoncé sans les voir.

"Ils coûteront zéro euro", explique André, venu des Yvelines à la recherche d'une voiture pour sa femme. Il devra revenir la chercher, mais il est sûr de lui et dit: "Adieu l'essence." Derrière lui, Jahan Serra et son ami Muloud sont venus de Pennes-Mirabeau, près de Marseille. Ils veulent aussi dépenser moins pour leurs déplacements quotidiens. Le premier acheteur, André Rochais, âgé de 65 ans, aimerait fabriquer sa deuxième voiture. La plupart des acheteurs potentiels sont âgés, possèdent déjà un véhicule et prévoient utiliser leur nouvelle acquisition uniquement pour des déplacements locaux.

Tous sont intéressés par le faible coût d'utilisation: pas d'essence, électricité accessible à tous, contrairement aux autres voitures électriques qui doivent être branchées à des points de vente spéciaux, un certificat d'immatriculation gratuit et une assurance réduite pour 1 taxe de vol.

Uniquement inconnu: service après vente. Il devrait être fourni par le réseau Bleu car mis en place par le groupe Bolloré, créateur du système Autolib.

"Écologique et économique"

De nombreuses questions portent également sur l'état de la voiture. Un prototype en aluminium, conçu par Pininfarina. Après 2011, année de lancement d’Autolib, ils ont parcouru en moyenne 100 000 kilomètres, assurent les vendeurs.

L'état de la carrosserie est variable. Patrons, égratignures, égratignures témoignent de la conduite parisienne. Les intérieurs où les abonnés, au plus haut 150 000 personnes, retrouvaient parfois des restes de sandwiches ou de seringues, étaient nettoyés. Les sièges en faux cuir gris sont propres.

"Elle n'est pas nickel mais nous avons travaillé dessus", déclare David Hagège, qui a créé le site "adieulessence.com" et qui co-organise la vente. "Nous sommes allés voir Bolloré et nous leur avons dit" ne pas jeter ", dit-il, revendiquant une approche" écologique et économique ".

Après dix minutes de vente, au rythme de groupes de quatre visiteurs, le nombre d'acheteurs s'est rapidement allongé et les voitures déjà vendues sont marquées de leurs balais d'essuie-glace relevés. Tout est parti dans une heure. Les vendeurs sont très écoutés, notamment quand ils évoquent le bonus d’état de 2 000 euros, accessible conditionnellement à l’achat d’un véhicule électrique, même usagé.

Au total, 3 500 autolibs ont été rapatriés de Paris à Romorantin, dans l'ancien parking de l'usine Matra, lors du démantèlement du service dans la région parisienne. Après cette "vente flash" digne des meilleures tactiques marketing, d’autres voitures similaires seront vendues, selon Charlotte Caravec, exclusivement par son garage, mais elles seront plus chères: entre 4 500 et 4 700 euros.

Leave a comment

Send a Comment

Your email address will not be published. Required fields are marked *

This site uses Akismet to reduce spam. Learn how your comment data is processed.