Vote en cours aux Philippines lors des élections qui opposent le fils du dictateur à un avocat des droits

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Le vote était en cours aux Philippines lundi pour élire un nouveau président, le fils de l’ancien dictateur Ferdinand Marcos étant le favori pour remporter la course aux enjeux élevés et restaurer sa famille au sommet du pouvoir.

Les bureaux de vote ont ouvert à 06H00 (22H00 GMT dimanche), ont indiqué des journalistes de l’AFP. Le vote devait se poursuivre jusqu’à 19h00.

Près de 40 ans après la destitution de son père et la famille chassée à l’exil, Ferdinand Marcos Junior semble prêt à achever son remarquable retour politique.

Dix candidats sont en lice pour succéder au président Rodrigo Duterte lors des élections considérées par beaucoup comme un moment décisif pour la démocratie philippine.

Mais seuls Marcos Jr et sa rivale Leni Robredo, la vice-présidente sortante, sont considérés comme ayant une chance de gagner.

Les personnes portant des masques ont commencé à faire la queue avant l’aube pour voter devant les écoles primaires et d’autres lieux utilisés comme bureaux de vote dans le vaste archipel.

Le taux de participation devrait être élevé parmi les plus de 65 millions de Philippins éligibles pour voter aux élections.

Plus de 60 000 forces de sécurité ont été déployées pour protéger les bulletins de vote et les travailleurs électoraux.

Les Philippines ont une culture politique violente, mais aucun incident n’a été signalé dans l’immédiat le jour des élections.

Après une saison de campagne amère, les sondages ont montré que Marcos Jr se dirigeait vers un glissement de terrain. Il avait une avance à deux chiffres sur Robredo dans les dernières enquêtes et elle aura besoin d’un faible taux de participation ou d’une augmentation tardive du soutien pour franchir la ligne.

Aux Philippines, le vainqueur n’a qu’à obtenir plus de voix que n’importe qui d’autre.

Depuis que Robredo a annoncé sa candidature pour le poste le plus élevé en octobre, des groupes de bénévoles se sont multipliés dans le vaste archipel cherchant à convaincre les électeurs de soutenir ce qu’ils considèrent comme une bataille pour l’âme du pays.

Mais le blanchiment incessant du régime brutal et corrompu de l’aîné Marcos, le soutien des familles d’élite rivales et le désenchantement public à l’égard des gouvernements post-Marcos ont alimenté la popularité du rejeton.

(AFP)

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