Vitamine D : Júlia Farré explique comment éviter le déficit hivernal

À l’approche des mois froids, les niveaux de vitamine D chutent naturellement. Selon la nutritionniste Júlia Farré, l’alimentation, l’activité en plein air avec protection solaire et une évaluation individuelle permettent d’éviter un déficit saisonnier, tandis que les experts rappellent qu’il faut également surveiller sa digestion face aux régimes restrictifs.

L’arrivée de l’automne ne modifie pas seulement les températures et la durée des journées. Elle transforme profondément notre relation avec le soleil, qui constitue l’une des principales voies de production de la vitamine D pour l’organisme. Selon la diététicienne-nutritionniste il existe une variation estationale assez claire, les taux culminant généralement après la saison estivale avant de décroître au fil des mois froids.

Rayonnement ultraviolet et production de vitamine D en automne

Ce phénomène s’explique par des facteurs physiques précis liés à la course du soleil et aux habitudes vestimentaires. Durant l’automne, les journées raccourcissent, le temps passé à l’extérieur diminue et les vêtements couvent une plus grande partie du corps. Parallèlement, l’inclinaison des rayons solaires change, ce qui réduit la quantité de rayonnement ultraviolet B (UVB) disponible pour permettre à la peau de synthétiser la vitamine D. Même dans un pays baigné de soleil, ces conditions ne garantissent pas des réserves suffisantes toute l’année, comme le rappelle la publication spécialisée.

Selon Júlia Farré, diététicienne-nutritionniste, via Sabervivirtv, pour pouvoir fabriquer de la vitamine D, il est nécessaire de s’exposer au soleil sans protection solaire, tout en évitant les heures présentant le plus de risques. Elle a également indiqué qu’il subsiste beaucoup de controverses à ce sujet, car le soleil demeure nuisible à tout moment et qu’il est conseillé de ne pas y recourir comme mesure générale de prévention, tout en soulignant que si l’on applique cette consigne, il devient très difficile d’obtenir de la vitamine D par le biais du soleil.

Face à ce dilemme, les spécialistes soulignent qu’il ne s’agit pas de rechercher une exposition volontaire au soleil au détriment de la santé cutanée. La luminothérapie quotidienne ou la simple pratique d’une activité physique en extérieur — comme marcher, se déplacer ou faire du sport — contribue à l’exposition solaire sans faire du soleil un objectif médical. Cependant, l’absence de consensus scientifique sur une durée d’exposition universelle s’explique par la multiplicité des paramètres en jeu. L’experte précise ainsi qu’il est difficile d’établir une recommandation universelle, la capacité de synthèse cutanée dépendant de la saison, de l’heure, de la latitude, de la surface de peau découverte, de l’âge, de la carnation, de la nébulosité ou de l’application d’un fotoprotecteur.

Les limites de l’alimentation et les repères nutritionnels

Si l’assiette joue un rôle dans l’apport global, elle se heurte à une contrainte biologique majeure. L’alimentation influence les taux, mais se caractérise par la rareté des aliments naturellement riches en ce nutriment. Pour fixer un cap, l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) fixe un apport adéquat de 15 microgrammes par jour, soit 600 UI, pour les personnes de plus d’un an disposant d’une exposition solaire minimale. Atteindre ce seuil uniquement par les produits alimentaires courants demeure complexe, ce qui rend indispensable une approche globale et individualisée comprenant une analyse de sang en cas de suspicion de carence.

Source alimentaire Rôle nutritionnel en vitamine D
Poissons gras (saumon, sardine, maquereau, etc.) Constituent l’une des sources naturelles les plus intéressantes dans le cadre d’une alimentation variée.

Régimes restrictifs et troubles digestifs : les pièges à éviter

Les directives officielles concernant les troubles digestifs aigus indiquent qu’il convient de reprendre une alimentation normale dès que l’appétit revient, sans pratiquer de jeûne ni de diètes restrictives superflues. En cas de diarrhée aiguë, il est recommandé d’éviter l’alcool, la caféine, les édulcorants et les graisses cuites, tout en maintenant un suivi attentif des symptômes.

Vitamine D : Júlia Farré explique comment éviter le déficit hivernal
Photo: niddk.nih.gov

De surcroît, les tendances excluant certains composants sans nécessité médicale entraînent souvent des dérives nutritionnelles.

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