Porto Rico : Coup d’État Financier ? Des Membres du Conseil de Surveillance Contestent Leur Renvoi Illégal par trump
San Juan, Porto Rico – Une bataille juridique s’engage après le renvoi soudain et controversé de six des sept membres du Conseil d’Administration Financière de Surveillance et de Gestion de Porto Rico (FOMB) par l’administration Trump. Cette décision, qualifiée d’arbitraire et sans précédent dans l’histoire du conseil, intervient en plein milieu de négociations cruciales pour la restructuration de la dette de la Porto Rico Electric Power Authority (PREPA), affectant potentiellement les 1,5 million de clients de l’île.
les membres renvoyés, qui travaillaient sans rémunération, ont été limogés sans justification apparente, suscitant des inquiétudes quant à l’indépendance du processus de restructuration de la dette. La suspension des procédures en cours pourrait bloquer la résolution de la dette et empêcher l’utilisation des réserves de trésorerie de l’île pour satisfaire les créanciers.
Trois anciens membres du conseil – l’ancien juge de faillite Arthur J. González, l’éducatrice Betty A. Rosa et l’ancien commissaire de la Social Security Administration (SSA) Andrew Biggs – ont intenté une action en justice contre le président Trump et Sergio Gor, directeur du Bureau du Personnel Présidentiel. Ils demandent à la Cour de District des États-Unis pour Porto Rico d’annuler cette décision qu’ils jugent illégale et de protéger d’autres juridictions territoriales contre des destitutions arbitraires.
Des élus américains, dont Nydia Velázquez, Alexandria Ocasio-Cortez et Ritchie Torres, soutiennent pleinement cette contestation judiciaire, dénonçant un abus de pouvoir exécutif et une attaque contre les institutions indépendantes. Ils craignent que cette action ne favorise les fonds vautours qui cherchent à profiter de la crise financière de Porto Rico.
Bien que des préoccupations légitimes puissent exister concernant le fonctionnement du conseil d’administration, les critiques s’accordent à dire que cette destitution n’est pas la solution. L’avenir de la restructuration de la dette de Porto Rico et la stabilité financière de l’île sont désormais en jeu.
