Reconduite en 2024 à la tête de la Commission européenne, Ursula von der Leyen doit exercer son mandat jusqu’en 2029. Bien que les traités n’imposent aucune limite, l’Allemande de 67 ans semble peu encline à briguer un troisième mandat, selon des informations de Politico.
De Berlin à Bruxelles : l’ascension surprise de « VDL »
Succédant à Jean-Claude Juncker, Ursula von der Leyen est devenue en 2019 la première femme à occuper la présidence de la Commission européenne. À l’époque, ce choix avait provoqué la surprise, sa notoriété en tant qu’ancienne ministre de la Défense d’Angela Merkel dépassant difficilement les frontières allemandes. Depuis, celle que l’on surnomme «VDL» s’est imposée comme le visage incontournable de l’Union européenne sur la scène internationale, décrochant un second mandat en 2024.
Une méthode de gouvernance sous haute tension
Entre le Brexit, la pandémie de Covid-19 et la guerre en Ukraine, les années de présidence d’Ursula von der Leyen ont été marquées par de nombreuses turbulences.
L’horizon 2029 et le flou d’un troisième mandat
Pour mener à bien son mandat actuel, Ursula von der Leyen devra maintenir la confiance des députés européens au cours des trois prochaines années. Sa présidence ne doit en effet s’achever qu’en 2029, sauf en cas de démission anticipée ou de l’adoption d’une motion de censure par le Parlement européen.
Si les traités européens ne fixent aucune limite quant au nombre de mandats, permettant théoriquement à l’Allemande de diriger une nouvelle équipe de commissaires jusqu’en 2034, cette perspective semble l’intéresser peu. Des sources proches de son chef de cabinet, Bjoern Seibert, ont indiqué à Politico que l’après 2029 sera abordé en temps voulu
, précisant lors d’un dîner privé en juin dernier que la présidente était entièrement absorbée par ses dossiers actuels.
Les premiers calculs pour l’exécutif européen
Alors que la course pour l’horizon 2029 n’est pas officiellement ouverte, plusieurs noms circulent déjà pour reprendre les rênes de l’exécutif européen. D’aucuns attribuent notamment à Emmanuel Macron l’ambition de succéder à Ursula von der Leyen, soulignant l’investissement prononcé du président français dans les grands dossiers européens au cours des dernières années. Cette interrogation reste toutefois en suspens, le chef de l’État français devant prochainement quitter ses fonctions à l’Élysée.

Pour aller plus loin