L’aventure du Top 14 s’arrête brutalement pour l’Union Bordeaux-Bègles. À l’issue d’un match haletant conclu sur le score de 31 à 34 face à Clermont, le club girondin a vu ses derniers espoirs de qualification s’envoler. Pourtant, les hommes de Yannick Bru avaient pris les devants en menant 24 à 7 à la pause, avant de céder complètement lors du second acte face à des Auvergnats entreprenants.
La désillusion de l’Union Bordeaux-Bègles face à Clermont
Privée de plusieurs cadres majeurs à l’image de Matthieu Jalibert, Cameron Woki ou Ben Tameifuna, l’équipe n’a pas su tenir la distance. Une irrégularité chronique qui reflète l’ensemble de la saison du club en championnat, comme l’a souligné le capitaine Maxime Lucu au micro de Canal+.
Maxime Lucu, capitaine de l’Union Bordeaux-Bègles, a déclaré qu’après, c’était toujours pareil : quand on perdait quatre fois à la maison, c’était difficile de prétendre vouloir se qualifier, et que encore aujourd’hui, il ne savait pas s’ils s’étaient précipités pour marquer ou pour construire le match comme ça, mais qu’en tout cas, ils menaient 24 à 7, qu’ils étaient bien, et que les coups d’envoi ratés et ce genre de choses les avaient mis dedans, encaissant des essais un peu trop évitables, avant de se frigorifier un peu, d’avoir peur puis de douter, ce qui rendait ensuite compliqué d’exister, de sorte que c’était très difficile de ne pas disputer les phases finales, car on avait envie d’être un club qui grandit, alors même qu’ils n’allaient pas y participer aujourd’hui, ce qui était dur, surtout en voyant les images de joueurs partant avec le trophée de la Coupe d’Europe, donnant envie de plus, mais c’était ainsi, c’était la vie, le championnat étant dur, ce qu’ils savaient, après avoir perdu beaucoup de points en début de saison, au cours de la saison, et pendant l’hiver, ce qui faisait qu’aujourd’hui, ils se trouvaient au pied du mur, sans pour autant perdre ce jour-là, même si une victoire les aurait qualifiés.
Entre fatigue accumulée et titre européen historique
Malgré cette élimination prématurée qui constitue une première depuis 2019, la saison girondine ne se résume pas à cet échec national. Les organismes ont lourdement souffert de l’enchaînement des compétitions. Avec une année précédente riche de 36 à 37 rencontres disputées, l’accumulation des efforts a fini par peser lourd dans les jambes et les têtes, favorisant les blessures de longue durée et l’installation d’une spirale négative en hiver.
Pourtant, le demi de mêlée rappelle qu’il ne faut pas jeter le travail accompli, soulignant le sacre européen des Damiers face au Leinster. Cette consécration continentale demeure le point d’orgue d’une formation qui cherche durablement sa place au sommet.

Maxime Lucu, demi de mêlée de l’Union Bordeaux-Bègles, a affirmé qu’il ne fallait pas rejeter la belle saison qu’ils réalisaient, rappelant que l’année précédente, ils avaient joué 36 ou 37 matchs et n’avaient raté que les barrages, tandis que cette année encore, ils avaient disputé pratiquement toutes les rencontres de la Coupe d’Europe et du championnat, ce qui fatiguait forcément les organismes de temps en temps, avec de longues blessures qui leur avaient coûté cher, à l’image de cette dernière semaine, couplées à la perte de petits points en fin de championnat — notamment avec la Coupe d’Europe au milieu, comme il le disait —, les ayant conduits à douter et à entrer dans une spirale négative en Top 14, marquée par un manque de confiance en eux.
Le regard lucide de Matthieu Jalibert sur une saison en dents de scie
Absent des terrains au moment de cette rencontre décisive en raison de pépins physiques, l’ouvreur international a partagé la détresse de ses coéquipiers depuis les tribunes. Incapable d’apporter son aide sur la pelouse, il pointe du doigt la nature irrégulière des performances bordelaises tout au long de l’exercice sportif.
Matthieu Jalibert, joueur de l’Union Bordeaux-Bègles, a confié que c’était compliqué de voir les gars tristes, de les voir en difficulté sur le terrain sans pouvoir y participer ni les aider, sachant que la rencontre présentait tous les pièges possibles, dans lesquels ils étaient malheureusement tombés, ce qui était dommage car il estimait qu’il y avait la place, malgré trop d’imprécisions qui s’inscrivaient dans la lignée de leur saison en Top 14, caractérisée par des hauts et des bas, tantôt très bons, tantôt médiocres, ce qui s’était reproduit ce jour-là avec une très bonne première mi-temps mais une seconde trop brouillonne pour gagner ce genre de match, le rendant forcément déçu, surtout de n’avoir pas pu être davantage sur le terrain pour aider ses coéquipiers, tout en ignorant si cela aurait changé quelque chose.
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