Australie : Une femme inculpée pour vandalisme sur une sculpture controversée
mount Gambier, Australie – Une habitante de Mount Gambier a été inculpée pour avoir apposé des autocollants sur une sculpture publique récemment installée, déclenchant une controverse et des coûts supplémentaires pour la ville. L’affaire,qui a débuté par des dégradations mineures quelques semaines après l’installation de l’œuvre,a pris une tournure judiciaire avec l’inculpation de la suspecte.
La sculpture, baptisée “Cast in Blue” par ses créateurs et surnommée “Blue Blob” par les habitants, représente une interprétation mythique de la mégafaune préhistorique, réalisée dans les tons bleus caractéristiques du célèbre lac de Mount Gambier. Son installation en juillet dernier avait déjà suscité des réactions mitigées au sein de la communauté.
Les premiers incidents de vandalisme, signalés en août, avaient consisté en l’écaillage de la peinture. Bien que des images de vidéosurveillance aient été remises à la police,aucun suspect n’avait été identifié à l’époque.Le 15 septembre, le conseil municipal a confirmé que des autocollants avaient été collés sur la sculpture, mais leur retrait risquait d’endommager la surface. C’est cet incident qui a conduit à l’inculpation de Vanderhorst.
lors d’une comparution téléphonique devant le tribunal de première instance de Mount Gambier, la suspecte a déclaré être malade et sous l’influence d’analgésiques, sans toutefois plaider coupable ou non coupable. La magistrate Kossiavelos lui a conseillé de se faire assister par un avocat pour sa prochaine comparution en décembre.
La mairesse lynette Martin a fermement condamné les actes de vandalisme, soulignant le coût significant des réparations. “Les gens ne sont pas obligés d’aimer cette sculpture, mais ils n’ont pas le droit de la dégrader délibérément”, a-t-elle déclaré. “de nombreux membres de notre communauté ont adopté ‘Cast in Blue’, et il est irrespectueux de lui causer des dommages.”
L’œuvre d’art, qui a coûté 136 000 dollars à la ville, est devenue le symbole d’un débat sur l’art public et son acceptation par la communauté. Les tarifs municipaux ont récemment augmenté de 10% en 2024 et de 8% en 2025, ce qui ajoute une dimension financière à la controverse. L’affaire met en lumière les défis liés à la préservation des œuvres d’art publiques et à la gestion des conflits d’opinion au sein de la population. Le conseil municipal a confirmé qu’il réclamera les frais de réparation à la personne responsable.
