Trump décline l’invitation au Super Bowl, s’en prend à Bad Bunny et à l’ambiance générale
San Francisco, Californie – Donald Trump a annoncé qu’il ne participerait pas au Super Bowl de cette année, qui se déroulera le 8 février à San Francisco. L’ancien président, qui avait assisté au match l’année dernière – une première pour un président en exercice – justifie son absence par la distance, mais n’hésite pas à critiquer le choix de Bad Bunny comme artiste de la mi-temps.
“C’est juste trop loin. Je pourrais y aller. J’ai reçu des acclamations formidables au Super Bowl. Ils m’aiment,” a déclaré Trump au New York Post. “J’y serais allé si, vous savez, c’était un peu plus court.”
Cependant, la distance semble être un prétexte. Trump a fustigé Bad Bunny, ainsi que le groupe de rock Green Day, qualifiant leur présence de “terrible choix” et accusant leur musique de “semer la haine”. “Je suis contre eux,” a-t-il affirmé.
Cette attaque verbale s’inscrit dans un contexte de tensions croissantes entre Trump et l’artiste portoricain. Bad Bunny, dont la popularité mondiale ne cesse de croître, a ouvertement critiqué les politiques de l’ancien président. L’année dernière, Trump avait déjà exprimé son ignorance de l’existence de Bad Bunny, déclarant : “Je n’ai jamais entendu parler de lui… Je ne sais pas qui il est. Je ne sais pas pourquoi ils le font. C’est fou.”
La relation tumultueuse entre les deux hommes prend une dimension politique et culturelle plus large. Bad Bunny a exprimé des inquiétudes quant à la présence accrue des forces de l’Immigration and Customs Enforcement (ICE) lors de ses concerts aux États-Unis, craignant que ses fans ne soient pris pour cible. Ces craintes ont été exacerbées par les déclarations de Kristi Noem, secrétaire à la Sécurité intérieure, qui a annoncé que l’ICE serait “partout” au Super Bowl pour faire appliquer la loi.
L’artiste a même abordé la question de l’immigration dans sa chanson “Nuevayol” sortie en 2025, où une voix imitant Trump s’excuse auprès des immigrants et reconnaît l’importance de leur contribution à l’Amérique.
L’impact culturel de Bad Bunny est indéniable. Ses concerts attirent des foules immenses et il est devenu un symbole de la culture latine à l’échelle mondiale. Selon les données de Spotify, Bad Bunny est l’artiste le plus écouté au monde sur la plateforme en 2023, avec plus de 85 millions d’auditeurs mensuels. Son influence dépasse largement le domaine musical, touchant la mode, l’art et la politique.
Le choix de Bad Bunny pour la mi-temps du Super Bowl est donc perçu comme un message fort en faveur de la diversité et de l’inclusion, mais il a également ravivé les clivages politiques et culturels aux États-Unis. L’absence de Trump, bien que justifiée par des considérations logistiques, semble être une manifestation de ces tensions.
L’événement promet d’être un moment fort en termes de représentation culturelle, mais aussi un terrain fertile pour les débats et les controverses. Le Super Bowl, bien plus qu’un simple événement sportif, continue de refléter les enjeux et les divisions de la société américaine.
