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Trump menace de retirer ses troupes d’Italie et d’Espagne

Tensions transatlantiques : Trump menace de retirer ses troupes d’Italie et d’Espagne

Par la Rédaction Divertissement — nouvelles-du-monde.com
Date : 2 mai 2026

Le climat diplomatique entre Washington et ses alliés européens franchit un nouveau seuil de criticité. Le président Donald Trump a récemment laissé entendre qu’il envisagerait sérieusement le retrait des forces militaires américaines stationnées en Italie et en Espagne, dénonçant un manque de soutien de la part de ces partenaires durant le conflit actuel avec l’Iran.

Un bras de fer sur fond de guerre en Iran

L’annonce, tombée comme un couperet, s’inscrit dans une stratégie de pression maximale. Interrogé sur l’éventualité d’un retrait, le président américain a répondu : ouais, je le ferai probablement. Pour Donald Trump, le constat est sans appel : Pourquoi ne le ferais-je pas ? L’Italie ne nous a d’aucune aide et l’Espagne a été horrible. Absolument horrible.

From Instagram — related to Giorgia Meloni, Pour Donald Trump

Ce mécontentement prend racine dans le refus de plusieurs alliés européens de s’impliquer activement dans la guerre contre l’Iran. L’Espagne, sous la direction de Pedro Sánchez, a notamment fermé son espace aérien aux avions américains et refusé l’accès à ses bases militaires pour des frappes contre Téhéran, qualifiant les premières interventions américaines et israéliennes d’ illégales.

L’Italie, entre diplomatie et frictions religieuses

Si l’Espagne reste pour l’instant silencieuse, Rome a réagi avec vigueur. Le ministre italien de la Défense, Guido Crosetto, a exprimé son incompréhension auprès de l’agence ANSA, rappelant que l’Italie avait proposé une mission de protection du transport maritime, geste grandement apprécié par l’armée américaine.

Cependant, la relation entre Donald Trump et la Première ministre Giorgia Meloni, autrefois perçue comme une alliée proche, s’est considérablement dégradée. Le point de rupture semble être venu d’une querelle inhabituelle impliquant le Pape Léon. Après que le Pontif a appelé à la fin de la guerre en Iran, Donald Trump l’a critiqué publiquement, le qualifiant de faible face au crime et terrible pour la politique étrangère.

Une sortie jugée inacceptable par Giorgia Meloni, qui a rappelé que le Pape est le chef de l’Église catholique dans un pays majoritairement catholique. En retour, le président américain a qualifié la Première ministre elle-même d’ inacceptable dans les colonnes du Corriere Della Sera, l’accusant de ne pas se soucier des capacités nucléaires de l’Iran.

L’économie comme arme de pression

Le retrait des troupes n’est pas la seule menace sur la table. Donald Trump a annoncé vendredi son intention d’imposer, dès la semaine prochaine, un tarif douanier de 25 % sur les automobiles importées de l’Union européenne, accusant le bloc de ne pas respecter les accords commerciaux.

"PROBABLEMENT" : Trump menace de retirer les troupes américaines d'Italie et d'Espagne | DRM News…

L’impact économique est déjà tangible. Selon le Fonds Monétaire International (FMI), la croissance de la zone euro devrait passer de 1,4 % en 2025 à 1,1 % en 2026. Ursula von der Leyen, présidente de la Commission européenne, a alerté le Parlement européen sur l’explosion des coûts : En seulement 60 jours de conflit, notre facture d’importations de combustibles fossiles a augmenté de plus de 27 milliards d’euros.

Les chiffres du déploiement en jeu

L’enjeu militaire est conséquent. Selon les données du U.S. Defense Manpower Data Center (DMDC) arrêtées à décembre 2025, les effectifs concernés sont les suivants :

Les chiffres du déploiement en jeu
Italie Unis Europe
  • Italie : 12 662 personnels américains en service actif.
  • Espagne : 3 814 personnels américains en service actif.

Un isolement croissant des États-Unis ?

Cette spirale de tensions s’étend à l’Allemagne, où le président a également menacé de réduire les troupes suite à un différend avec le chancelier Friedrich Merz. Ce dernier a d’ailleurs averti, lors de la Conférence de Munich sur la sécurité, d’une faille profonde entre l’Europe et les États-Unis.

Le Secrétaire général des Nations Unies, António Guterres, a exhorté les parties à la prudence, avertissant que la crise dans le détroit d’Ormuz étrangle l’économie mondiale.


L’avis de l’expert :

Le président Trump sait que le point sensible des Européens est le commerce. C’est clairement utilisé comme levier pour obtenir d’autres choses… mais cela pourrait ne pas fonctionner cette fois. Matthias Matthijs, chercheur senior pour l’Europe au Council on Foreign Relations

**Suivez l’actualité en temps réel :**
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* Réactions de Pedro Sánchez sur X : @sanchezcastejon
* Alertes de l’ONU : @antonioguterres

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