Trump cherche des soutiens pour rouvrir le détroit d’Ormuz, mais se heurte à un mur de refus
WASHINGTON – L’administration Trump est à la recherche d’une aide internationale pour rouvrir le détroit d’Ormuz, une voie maritime cruciale bloquée depuis début mars suite à des frappes américaines et israéliennes en Iran. L’appel à l’aide, lancé par Donald Trump lui-même via son réseau social, suscite cependant un accueil glacial de la part de nombreux alliés.
Trump a affirmé que plusieurs pays, dont la Chine, la France, le Japon, la Corée du Sud et le Royaume-Uni, seraient disposés à envoyer des navires de guerre pour sécuriser le détroit. Il a même déclaré lundi qu’il y avait “quelques [pays] vraiment enthousiastes” qui “arrivent déjà”.
Or, ces affirmations semblent contredites par la réalité. Plusieurs nations européennes, notamment l’Allemagne, l’Italie et l’Espagne, ont déjà rejeté la demande américaine, selon des sources proches des gouvernements concernés.
La fermeture du détroit d’Ormuz, par lequel transite environ un cinquième du pétrole mondial, a des conséquences économiques directes pour les États-Unis. Le prix moyen de l’essence a bondi de près de 80 cents par gallon au cours du dernier mois, atteignant presque 3,72 dollars le gallon, une situation qui pèse sur le pouvoir d’achat des Américains.
Cette crise intervient après une période initialement favorable pour l’administration Trump en matière de politique étrangère. En janvier, une opération militaire américaine visant à capturer le président vénézuélien Nicolás Maduro s’est déroulée sans pertes humaines. De même, les frappes américaines contre deux installations nucléaires iraniennes en juin dernier se sont soldées par une réaction limitée de la part de Téhéran.
Cependant, la situation actuelle au détroit d’Ormuz illustre les difficultés rencontrées par l’administration Trump pour transformer ses succès militaires en résultats politiques concrets. L’absence de solution simple pour rouvrir la voie maritime et le manque de soutien de la part des alliés américains soulignent la complexité de la situation.
L’administration Trump se retrouve donc dans une position délicate, confrontée à une crise économique et politique qui pourrait s’aggraver si le détroit d’Ormuz reste fermé. La recherche de soutiens internationaux se poursuit, mais les perspectives de succès semblent pour l’instant limitées.
