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Trump lance une coalition militaire anti-cartels en Amérique latine

Trump renforce la coalition militaire en Amérique latine pour lutter contre les cartels, malgré les réticences mexicaines

Doral, Floride – Le président Donald Trump a annoncé la formation d’une coalition militaire avec une douzaine de pays d’Amérique latine, dans le but de combattre les cartels de la drogue. Cette initiative s’accompagne d’une pression accrue sur les alliés régionaux pour autoriser une action militaire américaine plus importante sur leur territoire.

L’annonce, faite lors d’un sommet à Doral, en Floride, intervient en pleine escalade du conflit au Moyen-Orient, marquant la plus importante intervention militaire américaine à l’étranger depuis les guerres en Irak et en Afghanistan. Elle illustre également la volonté de Trump d’affirmer la domination américaine dans l’hémisphère occidental, de la Grenade à l’Amérique du Sud, comme pilier central de sa politique étrangère.

Trump a critiqué ouvertement le Mexique pour avoir rejeté son offre d’utiliser l’armée américaine pour traquer les chefs et les infrastructures des cartels. Il a également averti que les États-Unis s’apprêtaient à intervenir à Cuba, qu’il juge au bord de l’effondrement économique.

“Le seul moyen de vaincre ces ennemis est de déchaîner la puissance de nos armées. Nous devons utiliser notre armée. Vous devez utiliser votre armée”, a déclaré Trump aux dirigeants présents, offrant même l’utilisation de missiles américains.

La coalition, baptisée “Bouclier des Amériques”, comprend l’Argentine, la Bolivie, le Costa Rica, la République dominicaine, l’Équateur, El Salvador, la Guyane, le Honduras, le Panama, le Paraguay et le Trinidad-et-Tobago, ainsi que le président élu du Chili.

Le Mexique, le Brésil et la Colombie n’ont pas été invités au sommet. Trump a exprimé sa frustration face à la réticence de la présidente mexicaine Claudia Sheinbaum à accepter l’aide américaine pour “éradiquer” les groupes criminels.

Les États-Unis ont fourni des renseignements au Mexique qui ont conduit à la mort de Nemesio Oseguera, alias “El Mencho”, ancien chef du Cartel de la Nouvelle Génération de Jalisco, mais n’ont pas participé directement à l’opération.

L’administration Trump a déjà lancé des opérations militaires dans sept pays depuis son retour au pouvoir en janvier 2025, notamment un raid en janvier à Caracas visant à renverser le leader vénézuélien Nicolás Maduro, suite à une campagne de frappes aériennes contre des navires soupçonnés de trafic de drogue dans la mer des Caraïbes et le Pacifique oriental.

Le Pentagone a annoncé mardi le lancement d’une opération militaire en Équateur aux côtés des forces locales, affirmant avoir détruit un complexe logistique utilisé par des réseaux “narco-terroristes”. Le secrétaire américain à la Défense, Pete Hegseth, a déclaré que le Pentagone allouerait davantage de ressources au Commandement Sud des États-Unis, responsable des opérations militaires américaines dans la plupart de l’Amérique latine, et que les États-Unis étaient “prêts à affronter ces menaces et à passer à l’offensive seuls, si nécessaire”.

Cette intensification de l’engagement militaire américain en Amérique latine contraste avec la promesse de campagne de Trump de mettre fin aux enchevêtrements militaires étrangers des États-Unis.

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