Home SantéTrẻ sốt cao, khi nào cần nghĩ tới viêm não Nhật Bản?

Trẻ sốt cao, khi nào cần nghĩ tới viêm não Nhật Bản?

by Camille Laurent - Santé

Le 13 juin 2026, les autorités sanitaires signalent une vigilance accrue face à l’encéphalite japonaise, alors que plusieurs cas graves, dont un patient de 14 ans dans un état critique, ont été recensés. Les experts soulignent que l’oubli des rappels vaccinaux constitue le facteur de risque majeur, même chez les enfants ayant reçu leur primovaccination.

Une recrudescence de cas graves chez les jeunes

Le paysage épidémiologique actuel est marqué par une série d’hospitalisations préoccupantes. À l’hôpital national des maladies tropicales de Hanoï, un adolescent de 14 ans originaire de la province de Nghệ An a été admis en soins intensifs après plusieurs jours de forte fièvre, de vomissements et de céphalées intenses. Selon les informations rapportées par Dân Trí, le patient présentait des troubles de la conscience et une hémiplégie droite, nécessitant une ventilation mécanique.

Parallèlement, le Centre de contrôle des maladies (CDC) de Hanoï a confirmé le cas d’un autre mineur de 13 ans, dont le pronostic reste réservé. Un autre cas, survenu chez un jeune homme de 17 ans, a laissé des séquelles neurologiques profondes après plus d’un mois de traitement intensif, comme l’a précisé VietNamNet. Ces événements rappellent que si l’encéphalite japonaise touche principalement les moins de 15 ans, elle représente une menace constante pour toutes les tranches d’âge.

L’érosion de l’immunité par défaut de rappel

Le point commun entre ces cas sévères réside dans une protection vaccinale incomplète. Bien que les patients aient souvent reçu les trois doses de base, l’absence de rappel est systématiquement pointée du doigt par les spécialistes. Comme l’explique Người Đưa Tin, la capacité de protection du vaccin diminue avec le temps, rendant les rappels indispensables pour maintenir une immunité efficace.

"Avec le vaccin contre l’encéphalite japonaise inactivé du programme élargi de vaccination, les enfants doivent recevoir 3 doses de base, puis un rappel tous les 3 ans jusqu’à l’âge de 15 ans pour maintenir l’immunité protectrice.

Cette nécessité de vigilance est d’autant plus marquée que le virus, transmis par les moustiques du genre Culex, prolifère particulièrement durant la saison estivale, entre mai et juillet. Les zones rurales, à proximité des rizières et des élevages porcins, constituent des foyers à risque élevé, bien que la maladie puisse survenir dans diverses zones géographiques.

Diagnostic précoce et enjeux thérapeutiques

La confusion avec des pathologies virales bénignes est l’un des principaux obstacles à une prise en charge rapide. aFamily souligne que dans les premiers jours, les symptômes — fièvre, céphalées, nausées — peuvent être mal interprétés. Cependant, contrairement à une grippe classique, l’état de l’enfant ne s’améliore pas après la prise de fébrifuges ; au contraire, les troubles neurologiques s’aggravent rapidement.

Il n’existe actuellement aucun traitement spécifique pour cette pathologie. La prise en charge repose exclusivement sur des soins intensifs visant à limiter les lésions cérébrales et à gérer les complications. Les conséquences à long terme sont lourdes : selon les données de l’Association de médecine préventive du Vietnam, environ la moitié des survivants conservent des séquelles neurologiques, telles que des troubles de la mémoire, des crises d’épilepsie ou des déficits moteurs.

Répartition géographique et mesures de prévention

Si le Nord du Vietnam rapporte plusieurs cas pédiatriques, le Sud du pays n’est pas épargné. Une patiente d’une soixantaine d’années a été récemment diagnostiquée dans le comté de Minxiong, dans le comté de Chiayi, comme l’a rapporté le Service d’information mondial pour les nouveaux résidents. Ce cas, survenu chez une personne adulte, rappelle que le risque n’est pas limité aux enfants.

Pour limiter les risques, les autorités sanitaires recommandent une double approche :

  • Vaccination : Vérifier systématiquement les carnets de santé et respecter le calendrier des rappels jusqu’à 15 ans.
  • Protection contre les vecteurs : Utiliser des moustiquaires, maintenir une hygiène stricte autour des zones d’élevage et éliminer les points d’eau stagnante.

Les parents sont invités à consulter leur prestataire de soins pour toute mise à jour du statut vaccinal, particulièrement avant les départs en vacances dans les zones rurales ou les zones à forte concentration de moustiques. Une vigilance accrue et une vérification proactive du dossier médical restent les meilleurs outils pour prévenir cette maladie aux conséquences neurologiques sévères.

You may also like

Leave a Comment

This site uses Akismet to reduce spam. Learn how your comment data is processed.