Home SantéThird electrode pair can sharpen deep brain stimulation technique, mouse experiments suggest

Third electrode pair can sharpen deep brain stimulation technique, mouse experiments suggest

by Camille Laurent - Santé

Des chercheurs ont mis au point une technique de stimulation cérébrale non invasive capable de cibler des structures profondes, comme le noyau sous-thalamique, sans chirurgie. En utilisant des champs électriques interférents, cette méthode réduit les tremblements et la bradykinésie chez les patients atteints de la maladie de Parkinson, tout en minimisant les effets secondaires non ciblés.

Une avancée pour la stimulation cérébrale sans chirurgie

La stimulation cérébrale profonde (SCP) est actuellement la référence pour traiter les symptômes moteurs avancés de la maladie de Parkinson. Toutefois, cette intervention implique le forage du crâne et l’implantation d’électrodes métalliques, une procédure invasive qui comporte des risques d’infection ou d’hémorragie. Selon des informations publiées par PsyPost, moins de trois pour cent de la population mondiale atteinte de Parkinson bénéficie de cette chirurgie en raison de ses coûts élevés et de sa dangerosité. Une alternative prometteuse émerge avec la stimulation par interférence temporelle (TIS). Cette méthode utilise des électrodes placées à la surface du cuir chevelu pour délivrer des courants électriques à haute fréquence. Ces courants traversent les tissus cérébraux sans altérer l’activité cellulaire, mais lorsqu’ils se croisent en profondeur, ils créent une onde à basse fréquence capable de moduler les neurones ciblés.

Neutraliser les effets indésirables grâce à un troisième champ

Bien que la TIS offre une voie non invasive, elle présente un défi majeur : les champs électriques peuvent activer des zones cérébrales non souhaitées. Une équipe de recherche a récemment introduit une solution technique pour améliorer cette précision. Comme le rapporte Healthcare in Europe, les chercheurs ont ajouté une troisième paire d’électrodes pour générer un champ électrique de « neutralisation ». Pour valider cette approche, l’équipe a stimulé le cortex préfrontal médian chez des souris. En combinant l’électrophysiologie, l’imagerie calcique et l’IRM fonctionnelle, ils ont pu quantifier précisément les effets hors cible. Cette rigueur méthodologique est jugée indispensable avant toute transposition humaine.

Résultats cliniques chez les patients parkinsoniens

L’efficacité clinique de la stimulation non invasive a été testée auprès de trente adultes atteints de la maladie de Parkinson à un stade précoce ou intermédiaire. Dirigée par Chenhao Yang, de la Shanghai University of Sport, l’étude a examiné si une session unique de TIS pouvait réduire les symptômes moteurs sans effets indésirables majeurs. Les résultats, publiés dans la revue eBioMedicine, indiquent que les participants ont constaté des améliorations notables de leur lenteur de mouvement et de leurs tremblements pendant au moins une heure après la séance. Chaque patient avait préalablement bénéficié d’une IRM pour créer des modèles informatiques personnalisés, permettant un ciblage précis du noyau sous-thalamique, une structure clé du réseau des ganglions de la base régulant la motricité.

Perspectives et limites de la technologie

Si ces résultats sont encourageants, les chercheurs soulignent que la TIS ne remplace pas encore la stimulation cérébrale profonde chirurgicale. L’objectif actuel est de positionner cette méthode comme un outil complémentaire, moins invasif et plus flexible. Le potentiel thérapeutique s’étend au-delà de la maladie de Parkinson. Les chercheurs estiment que cette technologie pourrait, à terme, cibler d’autres structures profondes impliquées dans des troubles psychiatriques ou neurologiques, tels que les addictions, le trouble obsessionnel compulsif (TOC) ou la dépression. La prochaine étape consistera à confirmer la durabilité des effets observés et à affiner les paramètres de stimulation pour garantir une sécurité optimale lors d’utilisations répétées en milieu clinique. Note : Les informations présentées ici sont issues de recherches scientifiques. Veuillez consulter votre professionnel de santé pour toute question concernant le traitement des maladies neurologiques.

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