Theo Wolters remet en cause le rôle dominant du CO2 dans le réchauffement

Lors d’une récente intervention à la conférence de l’EIKE, l’ingénieur et chercheur néerlandais Theo Wolters a remis en cause les certitudes scientifiques entourant le rôle du dioxyde de carbone dans le réchauffement climatique contemporain, affirmant que l’étendue réelle des mécanismes atmosphériques demeure largement méconnue.

Contestant l’attribution du CO2

Invité à prendre la parole lors d’un rassemblement organisé par l’organisation EIKE, l’ingénieur et entrepreneur néerlandais Theo Wolters a concentré son analyse sur les fondements scientifiques invoqués pour prouver l’influence dominante du dioxyde de carbone sur le climat.

Concernant le premier argument, souvent présenté sous la forme d’une démonstration par l’absurde où les climatologues calculent que le réchauffement observé ne peut s’expliquer sans inclure les gaz anthropiques, l’intervenant a estimé qu’une telle méthode exige une connaissance extrêmement précise de tous les autres facteurs d’influence, qu’ils soient réchauffants ou refroidissants. Pour lui, cette exigence méthodologique n’est pas remplie avec la rigueur nécessaire.

Theo Wolters remet en cause le rôle dominant du CO2 dans le réchauffement
Photo : Climategate

Critiquant les modèles climatiques et la physique radiative

L’examen critique s’est ensuite étendu aux simulations informatiques. D’après l’exposé, ces outils numériques intègrent déjà l’hypothèse de base selon laquelle le dioxyde de carbone génère une hausse des températures, ce qui disqualifie leur sortie comme preuve indépendante de ce même phénomène. Pour illustrer ce décalage, il a évoqué l’absence persistante du point chaud tropical que les modèles prédisent en haute atmosphère à mesure que la surface se réchauffe, un écart que les ballons sondes de long terme n’ont toujours pas validé de manière satisfaisante.

Abordant la physique des rayonnements, l’intervenant a toutefois concédé que le gaz carbonique constitue bien un gaz à effet de serre modifiant le bilan radiatif de la planète. Il a ainsi admis qu’un doublement de sa concentration dans l’atmosphère terrestre produit schématiquement un degré Celsius de réchauffement en laboratoire, avant l’intervention des rétroactions complexes du système réel.

Theo Wolters a affirmé : « Le CO2 provoque plus ou moins un degré de réchauffement, c’est tout. »

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Examinant les rétroactions et une hypothèse de thermostat naturel

La divergence entre la science conventionnelle et la vision défendue lors du congrès réside principalement dans l’évaluation des rétroactions, en particulier l’amplification liée à la vapeur d’eau atmosphérique retenue par le Groupe intergouvernemental d’experts sur l’évolution du climat (IPCC). Tandis que les institutions officielles retiennent des facteurs multiplicateurs élevés, l’ingénieur s’est interrogé sur la stabilité de tels équilibres, rappelant que l’intensification du cycle hydrologique engendre également des processus concurrents de refroidissement par le biais de l’évaporation, de la convection et des précipitations nuageuses.

Cette hypothèse expliquerait pourquoi certaines régions tropicales conservent des températures relativement stables malgré le réchauffement observé ailleurs.

Reconnaissant l’incertitude et prônant l’adaptation

Face à ces incertitudes persistantes, il a plaidé pour une approche pragmatique axée sur l’adaptation plutôt que sur des politiques de réduction d’émissions aux coûts économiques disproportionnés.

Theo Wolters a déclaré : « Je n’ai pas prouvé que le CO2 ne provoque pas le réchauffement. J’ai simplement montré qu’il n’y a aucune preuve qu’il l’ait fait. »

Rappelant que les zones climatiques se déplacent au fil des âges géologiques et que les écosystèmes possèdent une plasticité naturelle pour faire face à ces transformations, la présentation s’est conclue sur une note d’ouverture face aux défis environnementaux à venir : La nature a l’habitude de s’adapter au changement climatique et nous devrions faire de même, avant de résumer l’état actuel des connaissances par un constat lapidaire : Personne ne sait comment fonctionne le climat.

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