L’ancien directeur général d’Apple, Tim Cook, a entamé une visite à Guangzhou et s’est exprimé sur sa succession lors d’un entretien à Londres, soulignant qu’il n’intervient pas dans le travail de son successeur John Ternus.
La transition à la tête d’Apple franchit de nouvelles étapes publiques alors que l’ancien dirigeant se déplace à l’international et précise les contours de son nouveau rôle de président exécutif. Lors d’un entretien réalisé au siège londonien de l’entreprise à Battersea Power Station et relayé par la presse, Tim Cook a balayé l’idée d’une ingérence dans la gestion quotidienne de son successeur, John Ternus.
Comme l’a déclaré Tim Cook selon Notebookcheck : « Je n’interviens pas. Je ne suis pas quelqu’un qui s’immisce. »

Les déclarations de Tim Cook sur John Ternus et la transition de direction
Le passage de relais entre les deux dirigeants a été minutieusement planifié de longue date. D’après l’ancien PDG, la transmission des responsabilités a en réalité commencé il y a des années, avec pour ambition affichée de constituer un cas d’école en matière de succession d’entreprise. Le calendrier prévoyait l’entrée en fonction de John Ternus le 1er septembre, suivie à brève échéance par la présentation de l’iPhone Duo afin d’offrir un élan direct au nouveau dirigeant à travers le cycle des produits.
Dans le cadre de ses nouvelles fonctions de président exécutif, Tim Cook compare sa position à celle d’un responsable des affaires étrangères. Il concentre son action sur la politique mondiale et le dialogue avec les gouvernements, tout en se tenant à la disposition de son successeur pour tout appui souhaité. Cette collaboration étroite s’appuie sur une confiance mutuelle et des échanges approfondis. Concernant les conseils prodigués, l’actuel président a rappelé une consigne reçue de Steve Jobs en 2011 : ne jamais se demander ce que ferait son prédécesseur, offrant ainsi à John Ternus la liberté pleine et entière de s’approprier ses fonctions.
Le voyage de Tim Cook à Guangzhou et le fonds pour l’énergie propre en Chine
Tandis que la transition s’organise en interne, Tim Cook a fait sa première apparition en Chine depuis qu’il a quitté ses fonctions de directeur général, se rendant à Guangzhou, dans la province du Guangdong. Ce déplacement coïncide avec l’annonce d’une augmentation des engagements financiers en faveur du développement durable.
L’investissement engagé pour le deuxième Fonds pour l’énergie propre en Chine a atteint 212 millions de dollars, doublant pratiquement la taille initiale du dispositif suite à une première injection de 100 millions de dollars réalisée l’année précédente. Cette progression intègre la participation de nouveaux fournisseurs de la marque, à l’instar de Sunwoda Electronic Co Ltd. Le fonds appuie notamment un projet éolien de 260 mégawatts dans la région autonome Zhuang du Guangxi ainsi qu’une installation éolienne de 50 mégawatts dans la province du Shandong, toutes deux en cours de construction.
Les préparatifs du conseil consultatif de l’Université Tsinghua à Beijing
Le séjour chinois de Tim Cook s’inscrit dans le cadre de la réunion 2026 du conseil consultatif de l’École d’économie et de gestion de l’Université Tsinghua, programmée les 13 et 14 octobre à Beijing. L’actuel président du conseil dirige ces assises annuelles depuis octobre 2019, cet événement marquant la vingt-septième édition de cette instance créée en octobre 2000 pour resserrer les liens entre le monde académique et les dirigeants d’entreprises globales.
Avant l’ouverture des travaux, l’institution universitaire a officialisé l’arrivée de trois nouveaux membres au sein de son conseil d’administration :
- Jensen Huang, fondateur et PDG de Nvidia
- Lisa Su, présidente et PDG d’AMD
- Marc Pictet, associé gérant senior du groupe suisse Pictet
Parallèlement à ces engagements institutionnels, le dirigeant a assisté sur le terrain au tournage d’un film traditionnel d’arts martiaux Wing Chun, où l’équipe technique utilisait des smartphones iPhone 18 Pro. L’entreprise indique par ailleurs que plus de 95 pour cent de sa fabrication directe en Chine fonctionne dorénavant à l’énergie renouvelable, en route vers la neutralité carbone de l’ensemble de son empreinte d’ici 2030.
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