Test de Greedfall par jeuxvideo.com

0
60

Trois ans après The Technomancer, le studio français Les araignées tente à nouveau le pari du double action-rpg A avec Greedfall. En changeant totalement d’univers pour nous plonger dans un monde fantastique d’Europe typée du XVIIe siècle, on espérait que le titre parviendrait à effacer les défauts de la production précédente et à monter dans le haut du panier. Si on le croyait longtemps grâce à de belles qualités, il s'avère que le titre a fini par nous faire avaler notre enthousiasme croissant.

Tout sur Greedfall en trois minutes

Greedfall: ambition sans finition

Dans Greedfall, tout commence à Serene, sur le continent, où De Sardet, le personnage que nous allons jouer, nièce du chef de la Congrégation des Marchands, obtient le portrait. Ceci est juste un prétexte pour déterminer l'apparence et le sexe de notre avatar, qui doit embarquer, vers Teer Fradee, une île récemment découverte et progressivement colonisée. L’objectif est simple: établir le pouvoir de notre nation et trouver un remède pour Malichore, une sorte de peste qui décime la population, quelle que soit sa classe sociale. Mais la Congrégation n'est pas la seule dans la balance puisque l'île est habitée par les natifs, distribué dans divers villages, par représentants de Thélème, une nation religieuse, par l'alliance de pont, scientifiques orientaux, la garde et les nautes, le peuple des mers.

Diplomatie, l'art de la guerre par d'autres moyens

Greedfall: ambition sans finition

Vous comprendrez, le joueur devra manœuvre avec toutes ces factions pour progresser, d'autant plus qu'ils sont liés à un système de réputation, qui pourrait vous aider dans le temps ou au contraire, vous handicape. Soutenir certains groupes se fera au détriment des autres et guidera l’issue du scénario d’une certaine manière, notamment chacun de nos compagnons appartient à une faction. Bien que celui-ci finisse par prendre les pieds dans le tapis, on prend, pendant les deux tiers du titre, un vrai plaisir de découvrir leurs histoires et résolvez leurs quêtes dédiées. Pour avancer, le jeu est basé sur un système de quête assez bien pensé, offrant diverses possibilités d’approche. Devez-vous vous rendre dans un entrepôt gardé par les Nautes? Il est possible de trouver la clé, de revêtir le costume de la faction, de s’infiltrer ou de faire face directement présent, au risque de ternir votre réputation. A ce niveau, Greedfall a un très long intérêt pour, surtout que les environnements, des zones semi-ouvertes malheureusement remplies de murs invisibles, cachent des panoramas préservant l’attrait de la découverte.

Au fur et à mesure de votre progression, les joueurs gagneront des niveaux, débloquant des points les trois arbres de compétences Du jeu. La première, celle qui aura le plus souvent des points, est divisée en trois branches: la armes de mêlée, magiques et techniques à savoir des armes à feu et des pièges. Où ce dernier est très bien pensé est que certaines compétences sont nécessaires pour manipuler certaines armes ou objets. Le deuxième arbre est dédié aux attributs (force, agilité, précision, constitution), tout en le troisième est réservé au talent, qui consistent en charisme, crochet, artisanat, etc.

Ce dernier a plus d'impact que la manière de résoudre les quêtes et la possibilité de rechercher l'environnement. Alors, la spécialisation et les choix effectués au cours de la progression affectent en réalité le style du personnage que nous jouons, où de nombreux titres du genre finissent par nous offrir un personnage presque identique. En outre, de nombreuses armes et pièces d'armure peuvent être améliorées artisanalement ou en utilisant les services d'un forgeron, chaque amélioration modifiant légèrement l'apparence de ce dernier et renforçant la personnalisation des personnages. Cependant, il est possible qu'en fonction des armes et des équipements collectés au cours de l'aventure, et qu'il y en ait plus de 200, il soit nécessaire de repenser la distribution. Pour cela, le titre propose à quelques instants des cristaux capables de tout réinitialiser. Sur cet aspect RPG, Greedfall réussit beaucoup mieux que The Technomancer, qui était meilleur au combat que sa partie RPG.

Montez la garde, ma chérie!

Greedfall: ambition sans finition

Exactement, se battre, parlons-en. Dans la majorité des cas, ils va courir trois contre les ennemispuisque deux compagnons vont vous accompagner. Ils doivent choisir parmi les cinq qui se rencontreront tout au long du jeu, bien que certains soient parfois imposés. Oui nous ne les contrôlons pas directement, qui provoque parfois des affrontements un peu de fouillis et des camarades restant inutilement en contactvous devez les équiper et ils se débrouillent plutôt bien. Tout comme notre personnage principal, vous devez leur donner des armes et une armure, ayant tous leurs propres statistiques et présentant des forces ou des faiblesses particulières. En pratique, les combats sont basés sur la gestion tactique de la parade, de l'esquive et de l'utilisation de compétences ça marche bien.

Greedfall: ambition sans finitionGreedfall: ambition sans finition
Greedfall: ambition sans finir "src =" http://image.jeuxvideo.com/medias-sm/156803/1568027792-400-capture-d-ecran.jpg

Assez nerveux, les affrontements peuvent être gérés sans avoir à s'arrêter ou par la pause active, une riche idée de développeurs qui permet une meilleure gestion des actions futures. S'ils manquent encore un petit impact, les coups se font sentir et une mauvaise gestion conduit assez rapidement à un échec. Malheureusement, le bestiaire est assez limité et se recycle constamment au point de rendre les combats, attrayants dans la pratique, redondants. Les créatures sont réussies, véhiculent l'idée de la nature en tant que gardien, mais sont souvent réutilisés, parfois même l'accomplissement de quêtes presque identiques toutes les quelques minutes.

Une histoire captivante qui s'en va toute seule

Greedfall: ambition sans finir "src =" http://image.jeuxvideo.com/medias-sm/156803/1568027793-5071-capture-d-ecran.jpg

Quant à scénario, il est difficile de dissocier, doté d’une direction artistique automnale sublime, qui parvient à combler les lacunes techniques nous donnant régulièrement des vues saisissantes. Il y en a dix, et ils incluent plaines, forêts, montagnes, villes et villages, de quoi varier les plaisirs sans nuire à la cohérence de l’ensemble, le tout accompagné des magnifiques compositions musicales d’Olivier Derivière. Tout est fait pour capturer la nature indomptable des environnements, d'autant que la magie et les rituels sacrés rappellent constamment les joueurs.

Greedfall: ambition sans finir "src =" http://image.jeuxvideo.com/medias-sm/156803/1568027793-3534-capture-d-ecran.jpg

Dans ceux-ci se passe si l'histoire, qui nous fait depuis longtemps croire qu'elle sait où elle va. Nous explorons, nous cherchons le remède contre la maladie, nous fournissons des services, nous gérons les relations diplomatiques et nous affrontons le colonialisme. Pour environ les deux tiers du jeu, l'aspect des quêtes Fedex est facilement oublié, grâce à un écriture assez intelligente, bien que les cordes restent parfois grossières, possibilités d'action assez larges et des personnages extrêmement bien caractérisés. Plusieurs histoires sont lancées en même temps, ont leurs propres problèmes et parviennent même à se connecter les unes aux autres, donnant ainsi une vraie cohérence à l'ensemble. Nous finissons même par oublier la quête principale ou la secondaire et en tant que tel, l'ambition de proposer un Witcher-lite est un succès.

Greedfall: ambition sans finition
Greedfall: ambition sans finir "src =" http://image.jeuxvideo.com/medias-sm/156803/1568027790-2430-capture-d-ecran.jpg

Cependant, une fois qu'un certain point est passé, nous réalisons que le titre manque d'ennemi emblématique, cherche à résoudre toutes les intrigues lancées, avant nous proposons des choix vus mille fois, tandis que les conséquences de toutes celles effectuées avant de saborder leur existence. Pire encore, dans cette idée de fermer toutes les portes ouvertes par les nombreuses quêtes, le titre se replie sur lui-même et s'enferme dans un tunnel faisant mettre en évidence tous les défauts du jeuà savoir allers-retours incessants, manque d'enjeux réels, limitation du bestiaire et clonage d'actifsque nous avions pardonné jusque-là. Alors, le titre manque complètement son apogée, et les séquences finales ne font que créer un sentiment de déception quant au plaisir pris auparavant. C’est dommage, surtout qu’au cours des 25 heures nécessaires à la réalisation de l’aventure, nous nous amusons assez bien.

Greedfall: ambition sans finitionGreedfall: ambition sans finition

Enfin, finissons avec un point technique. Greedfall est belle, fluidemalgré les faiblesses techniques, notamment la présence de murs invisibles, les animations faciales d'un autre âge et une certaine rigidité des commandes. Sur les consoles, le titre se passe bien, en sacrifiant certains effets du brouillard et des particules contrairement à la version PC, qui permet aux configurations modestes de rendre hommage à la direction artistique très réussie et les efforts techniques de l'équipe. Le travail accompli est frappant et rares sont les jeux en 3D classés double A à pouvoir se vanter d'avoir une telle parure.

Les notes

+Bons points

  • La balance de l'action et le RPG
  • Les différentes façons de résoudre les quêtes
  • Personnages intéressants
  • Direction artistique efficace
  • Combats réussis
  • La construction du personnage
  • Une histoire bien écrite …

Points négatifs

  • …. désamorcé par un dernier tiers a échoué
  • Circuits incessants et souvent évitables
  • Les animations restent assez rigides
  • Un bestiaire limité
  • Les choix ont finalement trop peu de conséquences
  • La taille des sous-titres sur les consoles
  • L'incapacité à utiliser la pause active pour contrôler ses compagnons

Greedfall est principalement un titre qui mérite le détour, avec une mécanique efficace et cohérente. L'écriture est intéressante, les combats réussis et l'univers renouvelle régulièrement l'intérêt du joueur pour l'exploration et la résolution des quêtes. Spiders semble donc avoir trouvé la bonne formule et le bon équilibre, ce qui est très encourageant pour l’avenir. Malheureusement, la structure du jeu s'effondre dans son dernier tiers, ce qui désamorce les enjeux présentés jusque-là et met en lumière les défauts que nous avons néanmoins réussi à oublier. Ne niez pas une certaine déception en observant le titre mettre les pieds dans le tapis, d’autant plus que tout semble bien en place pour que ce soit l’une des belles surprises de la saison.

Le profil de MalloDelic "src =" http://image.jeuxvideo.com/avatar-md/m/a/mallodelic-1502095944-f20d372ecdef7cd65aad3d8dbe0b6d.jpg

Journaliste gamesvideo.com

10 septembre 2019 à 16:10:57

Joueurs Gamesvideo.com

Lecteurs & # 39; des avis

Donnez votre avis sur ce jeu!

LEAVE A REPLY

Please enter your comment!
Please enter your name here

This site uses Akismet to reduce spam. Learn how your comment data is processed.