L’espoir d’une désescalade au Moyen-Orient soulage les marchés, mais l’incertitude persiste
Islamabad, Pakistan – Un mince espoir de désescalade au Moyen-Orient a animé les marchés mondiaux lundi, mais les doutes persistent quant à la capacité de négociations indirectes, menées avec l’aide du Pakistan, à aboutir à une résolution durable. Le président Trump a annoncé qu’il avait ordonné à l’armée américaine de retarder des attaques contre des infrastructures énergétiques iraniennes pendant cinq jours, afin de permettre des « conversations constructives ».
Cette annonce a déclenché un rallye de soulagement, rappelant aux investisseurs le « trade TACO » de 2025, lorsque les revirements de politique tarifaire de Trump avaient stimulé les marchés. Cependant, les gains se sont avérés fragiles, les indices majeurs peinant à maintenir leur élan.
L’Iran a nié l’existence de négociations directes avec les États-Unis et n’a montré aucun signe de volonté de compromis. De plus, l’éventuelle opposition d’Israël à tout accord de cessez-le-feu plane sur les perspectives de paix.
Malgré ces incertitudes, des émissaires américains, dont Steve Witkoff, Jared Kushner et le vice-président JD Vance, devraient se rendre dans la capitale pakistanaise, Islamabad, dans les prochains jours pour rencontrer des responsables iraniens. Le Pakistan, aux côtés de la Turquie et de l’Égypte, joue un rôle croissant de médiateur dans ce conflit régional.
Pétrole : un rebond prudent
L’incertitude géopolitique continue de peser sur les marchés de l’énergie. Bien que les prix du pétrole aient rebondi après une chute de plus de 10% la veille, ils restent volatils. Le Brent est en hausse d’environ 2%, tandis que le WTI a progressé de plus de 3%, atteignant 91 dollars le baril.
Selon le Wall Street Journal, l’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis pourraient être sur le point de rejoindre le conflit aux côtés des États-Unis, l’Arabie saoudite ayant déjà autorisé Washington à utiliser l’une de ses bases aériennes.
Impact économique : PMI en baisse et dollar en hausse
Les tensions au Moyen-Orient commencent à se faire sentir sur l’économie mondiale. Les indices PMI de mars, publiés aujourd’hui, montrent un ralentissement de la croissance du secteur des services en Europe et au Royaume-Uni, en raison de l’impact du conflit.
Le dollar a légèrement progressé, tandis que l’euro a reculé pour revenir sous les 1,16 dollar. La publication des chiffres de l’emploi aux États-Unis à 13h45 GMT sera scrutée de près par les investisseurs.
L’or, valeur refuge, reste stable
L’or, traditionnellement considéré comme une valeur refuge en période d’incertitude, a brièvement chuté sous les 4 100 dollars avant de se stabiliser autour de 4 430 dollars.
La Banque du Japon a également annoncé une baisse inattendue de son taux d’intérêt en février, mais le yen reste principalement influencé par les mouvements du dollar.
Alors que les négociations se poursuivent, les marchés restent sur les nerfs. L’absence de preuves concrètes de progrès vers la paix suggère que les prix du pétrole ont probablement atteint leur plancher pour l’instant, et que les banques centrales devraient maintenir une politique monétaire restrictive. Un véritable rallye boursier semble improbable tant que la situation géopolitique ne se stabilisera pas.
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