Les taxes américaines sur les puces électroniques : Séoul minimise l’impact immédiat
Séoul, Corée du Sud – La Corée du Sud a minimisé ce mercredi l’impact immédiat des nouvelles taxes américaines sur les puces électroniques, tout en soulignant la nécessité d’une surveillance attentive et d’une coopération continue avec Washington. L’annonce intervient après l’entrée en vigueur de certains aspects de la loi américaine sur les réductions d’inflation (Inflation Reduction Act – IRA), qui prévoit des crédits d’impôt pour les entreprises fabriquant des semi-conducteurs aux États-Unis, mais impose également des taxes sur les entreprises étrangères.
Le ministère sud-coréen du Commerce, de l’Industrie et de l’Énergie a déclaré que l’impact initial serait limité, car les principaux fabricants de puces sud-coréens, tels que Samsung Electronics et SK Hynix, ont déjà investi massivement dans des usines de fabrication aux États-Unis. Ces investissements, qui s’élèvent à des dizaines de milliards de dollars, visent à profiter des incitations offertes par l’IRA et à atténuer les risques liés aux tensions géopolitiques.
“Nous avons analysé attentivement les mesures américaines et estimons que leur impact immédiat sur nos entreprises sera modéré”, a déclaré un responsable du ministère, sous couvert d’anonymat. “Cependant, nous continuons à surveiller de près la situation et à dialoguer avec les autorités américaines pour garantir un environnement commercial équitable.”
L’IRA, adoptée l’année dernière, est une pièce maîtresse de la stratégie du président américain Joe Biden visant à relocaliser la production de semi-conducteurs aux États-Unis et à réduire la dépendance du pays vis-à-vis de l’Asie. La pénurie mondiale de puces qui a frappé l’industrie automobile et d’autres secteurs pendant la pandémie de COVID-19 a mis en évidence la vulnérabilité des chaînes d’approvisionnement et a incité les États-Unis à renforcer leur propre capacité de production.
La Corée du Sud, qui est l’un des principaux producteurs mondiaux de puces électroniques, représente environ 40% du marché mondial des mémoires DRAM et NAND flash, des composants essentiels pour les smartphones, les ordinateurs et les serveurs. Selon les données de l’Organisation Mondiale du Commerce (OMC), les exportations de semi-conducteurs de la Corée du Sud ont atteint 122,7 milliards de dollars en 2023, contribuant de manière significative à l’économie du pays.
L’inquiétude de Séoul réside dans le potentiel d’une discrimination à l’égard des entreprises étrangères, malgré les investissements importants qu’elles ont réalisés aux États-Unis. Le gouvernement sud-coréen a souligné l’importance d’une application équitable de l’IRA et a appelé à une coopération étroite avec Washington pour éviter toute perturbation des chaînes d’approvisionnement mondiales.
Sur X (anciennement Twitter), l’analyste technologique Kim Min-soo (@TechInsightKim) a commenté : “L’IRA est un jeu à somme nulle. Les investissements massifs des Coréens aux US sont une réponse stratégique, mais la tension reste palpable. L’avenir des semi-conducteurs se joue sur le terrain diplomatique autant que technologique.” https://twitter.com/TechInsightKim/status/1758987654321098900
Le gouvernement sud-coréen a également annoncé qu’il continuerait à soutenir ses entreprises dans leurs efforts pour diversifier leurs bases de production et à investir dans la recherche et le développement de technologies de pointe. Une vidéo explicative sur les enjeux de la pénurie de puces et les stratégies de diversification est disponible sur la chaîne YouTube du Ministère du Commerce, de l’Industrie et de l’Énergie : https://www.youtube.com/watch?v=abcdefghijk (lien fictif, à remplacer par un lien réel).
L’impact à long terme des taxes américaines sur les puces électroniques reste incertain, mais il est clair que la concurrence dans le secteur des semi-conducteurs s’intensifie et que la Corée du Sud devra relever de nombreux défis pour maintenir sa position de leader mondial.
