Ouganda : Bobi Wine, en fuite après l’élection contestée, dénonce une traque et des menaces de mort
KAMPALA, Ouganda – L’opposant ougandais Bobi Wine affirme être en fuite, se cachant du régime du président Yoweri Museveni après une élection présidentielle qu’il qualifie de « vol manifeste ». Les déclarations de Wine surviennent sur fond de tensions croissantes et de menaces directes à son encontre, notamment celles proférées par Muhoozi Kainerugaba, fils du président et chef de l’armée ougandaise.
Wine, dont le vrai nom est Robert Kyagulanyi, a déclaré mercredi qu’il n’était « pas un criminel » et qu’il était protégé par le peuple ougandais. Il était introuvable depuis samedi, après avoir affirmé avoir échappé à une opération de police à son domicile.
« Je suis constamment en mouvement, mais je suis hébergé et protégé par le peuple », a-t-il confié lors d’un entretien téléphonique.
La situation s’est envenimée mardi lorsque Kainerugaba a menacé sur le réseau social X de « chasser et tuer » Wine. Dans un message depuis supprimé, il a affirmé que 22 partisans du National Unity Platform (NUP), le parti de Wine, avaient été tués la semaine dernière et a utilisé un surnom désobligeant pour désigner l’opposant. Il a également exigé que Wine se rende à la police sous 48 heures, sous peine d’être traité comme un « hors-la-loi » ou un « rebelle ».
[Intégration potentielle d’un tweet de Muhoozi Kainerugaba, si disponible et pertinent, avec une mention de la suppression du message original.]
La police ougandaise a affirmé lundi soir que Wine n’était pas recherché, mais les déclarations de Kainerugaba ont alimenté les craintes d’une répression accrue.
L’élection de la semaine dernière, qui a vu Museveni remporter un septième mandat avec 72 % des voix, a été marquée par des violences et une coupure d’internet. Des observateurs africains ont dénoncé des arrestations et des enlèvements visant à semer la peur parmi les électeurs. Museveni a qualifié l’opposition de « terroristes » qui auraient tenté de renverser les résultats.
[Intégration potentielle de la vidéo France 24 : “Ouganda : Yoweri Museveni, le plus long dirigeant d’Afrique, cherche à prolonger son règne de 40 ans” – en s’assurant de respecter les conditions d’affichage et de consentement.]
L’avenir du NUP reste incertain. Wine a admis ne pas avoir de plan précis, soulignant que dans une dictature, il faut « réagir à l’oppression » plutôt que de planifier à long terme.
La situation en Ouganda suscite des inquiétudes quant à l’avenir de la démocratie et des droits de l’homme dans le pays. Le long règne de Museveni, qui dure depuis plus de 40 ans, est critiqué par les organisations internationales pour son autoritarisme et son manque de respect des libertés fondamentales.
[Ajout d’une statistique sur la durée moyenne du mandat des chefs d’État africains, pour contextualiser le règne de Museveni et souligner son caractère exceptionnel.]
Les tensions actuelles pourraient entraîner une instabilité accrue et une nouvelle vague de répression contre l’opposition. La communauté internationale est appelée à exercer une pression sur le gouvernement ougandais pour qu’il respecte les droits de l’homme et permette un processus politique pacifique et transparent.
(France 24 avec AFP et Reuters)
