La haute responsable juridique de Goldman Sachs, Kathy Ruemmler, démissionne après des révélations sur ses liens avec Jeffrey Epstein
NEW YORK (AP) – Kathy Ruemmler, directrice juridique de Goldman Sachs, a annoncé sa démission suite à la publication de documents reliant son nom à celui de Jeffrey Epstein, le financier condamné pour agressions sexuelles sur mineures. Les révélations, issues de récentes publications du ministère américain de la Justice, ont mis en lumière des échanges et des cadeaux reçus de la part d’Epstein, ainsi que des conseils prodigués pour gérer sa réputation.
La démission de Ruemmler intervient dans un contexte de pression croissante sur les personnalités ayant entretenu des relations avec Epstein, dont les agissements ont suscité un scandale mondial. Les documents publiés par le ministère de la Justice révèlent que Ruemmler, qui a par le passé occupé le poste de conseillère juridique à la Maison Blanche sous l’administration Obama, considérait Epstein comme un “frère aîné”. Elle a par ailleurs reconnu avoir regretté de l’avoir connu, tout en niant lui avoir fourni une assistance juridique ou intercédé en sa faveur auprès de tiers.
Dans une déclaration diffusée jeudi, le PDG de Goldman Sachs, David Solomon, a salué le travail de Ruemmler, la qualifiant de “professionnelle exceptionnelle” et exprimant sa gratitude pour ses “conseils judicieux” sur des questions juridiques cruciales pour l’entreprise. Solomon a également souligné son rôle de mentor et d’amie pour de nombreux employés de la banque. Ruemmler quittera ses fonctions à la fin du mois de juin.
Cette affaire s’inscrit dans une série de démissions et d’enquêtes liées au réseau d’Epstein. Au Royaume-Uni, le Premier ministre Keir Starmer a annoncé la démission de son secrétaire de cabinet, Chris Wormald, dans le cadre d’une enquête policière concernant la nomination de Peter Mandelson, ancien ambassadeur britannique aux États-Unis, dont les liens avec Epstein sont également scrutés. En Norvège, la police a perquisitionné les propriétés de l’ancien Premier ministre Thorbjorn Jagland dans le cadre d’une enquête pour corruption liée à ses relations avec le financier.
L’affaire Epstein continue de secouer les cercles du pouvoir et de la finance à travers le monde, révélant l’étendue de son réseau et les compromissions qu’il a pu engendrer. Les victimes d’Epstein, quant à elles, continuent de se battre pour obtenir justice et pour que les responsabilités soient établies.
[Intégration potentielle d’une vidéo Al Jazeera sur l’affaire Epstein : https://www.aljazeera.com/video/newsfeed/2026/2/10/standing-with-epstein-victims-schumer-introduces-virginias]
[Intégration potentielle d’un post X (anciennement Twitter) sur l’affaire : lien vers un tweet pertinent d’un journaliste ou d’une organisation de défense des droits des victimes]
L’impact de cette affaire dépasse largement le cadre des individus directement impliqués. Elle soulève des questions fondamentales sur l’éthique, la responsabilité et la nécessité d’une transparence accrue dans les relations entre les élites et les individus impliqués dans des activités criminelles. Selon les estimations des Nations Unies, des millions de personnes sont victimes de trafic sexuel à travers le monde chaque année, et l’affaire Epstein a mis en lumière la complexité et l’ampleur de ce fléau.
