Le Darfour à nouveau en crise : l’histoire d’Halima, un visage parmi tant d’autres
Donke Shette, Darfour-Nord, Soudan – Halima, 35 ans, vit désormais dans une école abandonnée à Donke Shette, après avoir fui El Fasher en octobre 2025. Son histoire, poignante, est le reflet de la crise humanitaire qui s’aggrave au Darfour, une région ravagée par les conflits depuis des années.
La situation à El Fasher, contrôlée par les Forces de Soutien Rapide (RSF), est désespérée. L’accès à l’aide humanitaire y est extrêmement limité, transformant la ville en une "ville fantôme", selon les rares organisations qui parviennent à y accéder.
Halima a quitté El Fasher avec ses enfants à l’aube, après que son mari ait été blessé et décédé à l’hôpital. Leur périple a été interrompu par une détention de trois jours par des hommes armés près du village de Gurni. Elle a finalement atteint Donke Shette, espérant pouvoir continuer son chemin vers l’ouest, à Tawila.
L’histoire d’Halima n’est pas isolée. Le Darfour est à nouveau plongé dans une crise profonde, alors que le monde semble détourner le regard. Les témoignages de personnes détenues par les RSF à El Fasher font état de violences inouïes, avec des dénonciations de mauvais traitements et de torture.
La situation au Soudan, et plus particulièrement au Darfour, est suivie de près par les Nations Unies et d’autres organisations internationales. L’OCHA (Bureau des affaires humanitaires des Nations Unies) travaille avec des partenaires comme Avaaz pour documenter la crise et tenter d’apporter une aide aux populations touchées.
[Image de Halima, 35 ans, fuyant El Fasher en octobre 2025, créditée à Giles Clarke/OCHA/Avaaz]
La communauté internationale doit redoubler d’efforts pour répondre aux besoins urgents des populations du Darfour et pour trouver une solution politique durable au conflit qui déchire le Soudan. L’histoire d’Halima est un appel à l’action, un rappel que derrière les chiffres et les statistiques, il y a des vies brisées et des espoirs anéantis.
