Sécukinumab : Nouvelles données rassurantes sur le risque d’infections fongiques
Chicago, Illinois – Une analyze regroupant les données de 10 essais cliniques de phase 3 portant sur le sécukinumab, un médicament utilisé pour traiter la spondyloarthrite axiale active, suggère que le risque d’infections fongiques, y compris les infections à Candida, reste minime chez les patients traités.
Présentée lors de la réunion annuelle de l’American College of Rheumatology (ACR) 2025 à Chicago, l’étude conduite par Singla et collègues a examiné un large éventail de données pour évaluer l’incidence des infections fongiques chez les patients sous sécukinumab. Les résultats indiquent que le profil de sécurité du médicament en ce qui concerne ces infections est favorable.
Spondylarthrite axiale : un rappel
La spondylarthrite axiale est une forme d’arthrite inflammatoire chronique qui affecte principalement la colonne vertébrale,mais peut également toucher d’autres parties du corps. Elle se manifeste par des douleurs et une raideur dans le dos, ainsi que par une inflammation qui peut entraîner des dommages articulaires progressifs.
Sécukinumab : comment ça marche ?
Le sécukinumab est un anticorps monoclonal qui cible l’interleukine-17A (IL-17A), une protéine impliquée dans le processus inflammatoire de la spondylarthrite axiale. En bloquant l’IL-17A, le sécukinumab aide à réduire l’inflammation et à soulager les symptômes de la maladie.
Infections fongiques et immunosuppresseurs : une préoccupation générale
Les médicaments immunosuppresseurs, comme le sécukinumab, peuvent parfois augmenter le risque d’infections, y compris les infections fongiques, en affaiblissant le système immunitaire. C’est pourquoi il est crucial de surveiller attentivement les patients sous ces traitements et de signaler rapidement tout signe d’infection.
Implications pour les patients et les cliniciens
Ces nouvelles données sont encourageantes pour les patients atteints de spondyloarthrite axiale qui envisagent ou sont déjà sous traitement par sécukinumab. Elles confirment que le risque d’infections fongiques associé à ce médicament est faible, ce qui permet aux patients et aux cliniciens de prendre des décisions éclairées concernant la gestion de la maladie. Il reste cependant essentiel de rester vigilant et de signaler tout symptôme suspect à son médecin.
