Le Corps des Gardiens de la révolution islamique a annoncé le 20 juin 2026 la fermeture totale du détroit d’Ormuz, invoquant le non-respect par les États-Unis d’un mémorandum sur la fin de la guerre et la poursuite des opérations militaires israéliennes au Liban, une décision qui place la navigation internationale dans une impasse critique.
La fermeture du détroit : les justifications de Téhéran
Le commandement militaire iranien, via le quartier général de Khatam al-Anbiya, a officialisé la fermeture du détroit d’Ormuz samedi, qualifiant cette mesure de « première étape » d’une réponse graduée. Selon les déclarations rapportées par Al Jazeera, Téhéran accuse Washington de ne pas avoir honoré le premier point du protocole d’accord visant à mettre fin au conflit.
« Considérant le non-respect des engagements par l’Amérique et son manquement clair à ne pas mettre en œuvre le premier article du mémorandum d’accord pour mettre fin à la guerre, en réponse à la violation continue du cessez-le-feu par le régime sioniste au sud du Liban […] le quartier général annonce que le détroit d’Ormuz sera fermé à la circulation des navires. »
Quartier général de Khatam al-Anbiya, via Al Jazeera
La marine des Gardiens de la révolution a immédiatement appuyé cette directive, sommant les navires de se tenir à distance sous peine de compromettre leur sécurité. Un responsable politique de la branche navale a souligné que « la garantie réelle dans tout accord est notre force », réaffirmant la volonté iranienne de ne faire aucune concession sur ses droits souverains.
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La réponse américaine et l’incertitude maritime
Face à cette escalade, le Pentagone a immédiatement contesté la capacité de l’Iran à maintenir un blocus effectif. Un porte-parole du Commandement central des États-Unis a déclaré à Al Jazeera que « la marine américaine surveille la situation pour garantir la poursuite de la navigation à travers le détroit », réfutant l’idée que Téhéran exerce un contrôle total sur cette artère commerciale vitale.
Sur le terrain, à Bandar Abbas, le constat est celui d’une rupture brutale. Après une brève période de fluidité suivant la signature d’un mémorandum jeudi dernier, le trafic maritime s’est de nouveau figé. Les observateurs locaux notent que le nombre de navires au mouillage, qui avait diminué après les annonces diplomatiques de la semaine, est reparti à la hausse, signe de la paralysie immédiate imposée par les autorités iraniennes.
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Négociations en coulisses : le rôle de la médiation suisse
Parallèlement à ces tensions, des tractations diplomatiques intenses se déroulent en Suisse. Selon Sky News Arabia, des diplomates américains, iraniens et des médiateurs qatariens et pakistanais tentent de maintenir un canal de dialogue ouvert.
L’ambassadeur des États-Unis auprès des Nations Unies, Maik Waltz, a insisté sur le fait que tout accord potentiel serait « entièrement fondé sur la vérification ». Ces discussions portent sur une feuille de route pour un accord définitif, incluant une levée temporaire des sanctions sur le secteur pétrolier iranien, une demande portée par le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi.
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« En se référant à un diplomate américain participant aux négociations en Suisse, il existe des attentes quant à la poursuite des discussions avec l’Iran et les médiateurs pakistanais et qatariens jusqu’à une heure avancée de la nuit. »
Sky News Arabia
L’avenir du détroit dépend désormais de l’articulation entre ces pressions diplomatiques et la réalité des faits militaires. Alors que le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a récemment évoqué l’effondrement du gouvernement iranien comme objectif stratégique, la rhétorique entre Washington et Téhéran reste à son paroxysme, chaque camp utilisant le levier du détroit pour tester la solidité de l’autre avant la finalisation d’un éventuel compromis.
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