Ancienne responsable de la télévision basque s’oppose à la libération conditionnelle d’un membre de l’ETA
BILBAO, Espagne – Marisa Guerrero, ancienne déléguée d’Antena 3 dans le Pays Basque, a officiellement exprimé son opposition à la libération conditionnelle d’un ancien membre du groupe terroriste ETA, a-t-on appris auprès de sources judiciaires et de l’Office d’Assistance aux Victimes du Terrorisme.
Guerrero a déposé sa contestation auprès du Tribunal de Surveillance Pénitentiaire, soulignant les préoccupations persistantes concernant la réinsertion de membres de l’ETA dans la société basque. L’ETA, acronyme d’Euskadi Ta Askatasuna (Pays Basque et Liberté), a mené une campagne violente pendant des décennies pour obtenir l’indépendance du Pays Basque, causant la mort de plus de 800 personnes entre 1968 et sa dissolution en 2018.
La décision concernant la libération conditionnelle de l’individu en question, dont l’identité n’a pas été divulguée, est attendue dans les prochaines semaines. L’affaire intervient dans un contexte de débat national en Espagne sur la gestion des anciens membres de l’ETA et la réconciliation avec les victimes du terrorisme.
Selon les données du Ministère de l’Intérieur espagnol, environ 300 anciens membres de l’ETA sont encore incarcérés. Le gouvernement a mis en place des programmes de réinsertion, mais ceux-ci sont souvent critiqués par les associations de victimes qui estiment qu’ils ne tiennent pas suffisamment compte de la souffrance endurée.
“Il est crucial que la justice prenne en compte l’impact profond que ces décisions ont sur les victimes et leurs familles,” a déclaré une source proche de l’Office d’Assistance aux Victimes du Terrorisme, qui a souhaité rester anonyme. “La libération d’un terroriste, même après de nombreuses années d’emprisonnement, peut raviver des blessures profondes et compromettre le processus de guérison.”
L’opposition de Guerrero, figure médiatique reconnue dans la région, souligne la sensibilité de la question et la division qui persiste au sein de la société basque. Elle a souvent exprimé publiquement son indignation face à la libération de membres de l’ETA, estimant que cela minimise la gravité de leurs crimes.
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L’affaire est suivie de près par les organisations internationales de défense des droits de l’homme, qui s’interrogent sur l’équilibre entre la nécessité de la justice et la volonté de favoriser la réconciliation. La question de la libération des anciens membres de l’ETA reste un défi majeur pour le gouvernement espagnol, qui doit naviguer entre les exigences de la loi, les attentes des victimes et les aspirations à une paix durable.
Source : El Mundo (https://www.elmundo.es/pais-vasco/2026/02/10/698a270121efa0a52a8b4591.html)
