Dublin : Avocat visé par une injonction pour utilisation présumée d’Airbnb
DUBLIN, IRELAND – un avocat dublinois est au center d’une bataille juridique concernant l’utilisation présumée de son appartement loué comme location de courte durée via Airbnb.L’affaire, examinée devant le tribunal, oppose l’avocat, M. Curran, aux plaignants qui affirment qu’il viole les termes de son bail.
Selon les documents judiciaires, les plaignants soutiennent que M.Curran loue un appartement à Blind Quay, initialement loué en 1998 pour une durée de 500 ans par le défunt M.Ranson snr à Temple Bar Properties Ltd. M. Curran et un autre locataire ont sous-loué l’appartement en 2020, mais les plaignants affirment que les termes de la sous-location interdisent explicitement l’exploitation d’une entreprise, l’accueil de locataires de courte durée ou l’utilisation de la propriété comme Airbnb.
Les plaignants demandent une injonction interdisant à M.Curran d’utiliser l’appartement comme Airbnb et exigent un compte rendu des bénéfices tirés de cette utilisation présumée.
L’affaire a pris une tournure inhabituelle lorsque l’avocat des plaignants, M. Coonan, a suggéré au juge que M. Curran montre son téléphone au tribunal pour expliquer sa position. Cette proposition a été jugée “ridicule” par M. Curran.
Le juge O’connor a rappelé que les avocats sont des officiers de justice et doivent respecter les règles de procédure. Il a ajourné l’affaire à vendredi matin pour permettre un examen plus approfondi.
Parallèlement à cette procédure, un arbitre de la Commission de la location résidentielle a déjà validé un avis de résiliation signifié par le propriétaire à M. Curran en janvier dernier, pour des motifs différents de ceux invoqués dans la demande d’injonction. M. Curran a fait appel de cette décision et continue d’occuper l’appartement, dont le loyer mensuel s’élève à 3 350 €.
Contexte et enjeux plus larges :
Cette affaire s’inscrit dans un contexte de tensions croissantes concernant l’impact des locations de courte durée sur le marché immobilier résidentiel, en particulier dans les grandes villes comme Dublin. L’essor de plateformes comme Airbnb a entraîné une diminution de l’offre de logements à long terme, rendant l’accès au logement plus difficile et plus coûteux pour les résidents locaux. Les réglementations concernant les locations de courte durée varient considérablement d’un pays à l’autre et même d’une ville à l’autre, créant souvent des zones grises juridiques et des conflits entre les propriétaires, les locataires et les autorités locales. les tribunaux sont de plus en plus sollicités pour trancher ces litiges et définir les limites de ce qui est autorisé en matière de locations de courte durée. Cette affaire pourrait donc avoir des implications importantes pour d’autres propriétaires et locataires à Dublin et au-delà.

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