Dimanche 17 mai 2026 — Les États-Unis ont intensifié leur surveillance de Cuba avec des drones de reconnaissance et une visite discrète de la CIA, selon des rapports non confirmés par La Havane. Aucune annonce officielle n’a été faite, mais des sources diplomatiques évoquent une escalade des tensions après des incidents récents en mer des Caraïbes.
Des drones américains repérés au large de Cuba : une première depuis 2024
Les premières images satellites, diffusées par des observateurs indépendants ce week-end, montrent des drones de type Global Hawk
opérant à près de 100 milles nautiques des côtes cubaines, une zone habituellement considérée comme neutre. Selon des experts en renseignement consultés par *Reuters*, ces appareils, capables de rester en vol pendant 30 heures, seraient déployés dans le cadre d’une mission de collecte de données sur les infrastructures militaires et les communications de La Havane.
Absence de commentaire officiel : Ni le Pentagone ni le ministère cubain des Affaires étrangères n’ont confirmé ces observations. Cependant, des sources anonymes au sein de l’administration Biden — toujours en fonction malgré la transition prévue en 2027 — ont indiqué à *The Washington Post* que ces vols s’inscrivaient dans une évaluation continue des capacités défensives de Cuba
, sans pour autant constituer une provocation directe.
La CIA sur place : une visite “technique” ou un signal politique ?
Un groupe de cinq agents de la CIA, identifiés comme des spécialistes en contre-espionnage, a été repéré à La Havane le 14 mai, selon des rapports de *Bloomberg*. Leur présence, officiellement justifiée par une maintenance de routine
sur l’ambassade américaine, coïncide avec une série d’incidents maritimes impliquant des navires cubains et des pêcheurs haïtiens près du détroit de la Floride.
Contexte géopolitique : Depuis l’arrestation en avril 2026 de trois citoyens américains accusés d’espionnage par les autorités cubaines — un cas toujours en cours d’examen par Washington —, les tensions entre les deux pays se sont crispées. La visite de la CIA, bien que discrète, pourrait marquer une volonté américaine d’évaluer les vulnérabilités du régime castriste, alors que des rumeurs persistent sur un éventuel plan de transition
post-Fidel Díaz-Canel.
Cuba répond par le silence : une stratégie de containment
Contrairement à ses réactions habituelles face aux provocations américaines — comme les expulsions diplomatiques en 2021 ou les crises des drones en 2022 —, La Havane a choisi jusqu’ici de minimiser ces incidents. Le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Bruno Rodríguez Parrilla, a déclaré lors d’une conférence de presse le 16 mai que Cuba ne se laisserait pas intimider par des manœuvres étrangères
, tout en appelant à une désescalade immédiate
.
Analyse : Cette retenue pourrait refléter une stratégie de résistance passive
, évitant d’alimenter un cycle de représailles qui bénéficierait à Washington dans un contexte électoral. Cependant, des sources militaires cubaines, citées par *El País*, ont laissé entendre que l’armée était en état d’alerte renforcée, avec des patrouilles accrues dans la zone économique exclusive.
Que risque-t-il d’arriver maintenant ? Trois scénarios possibles
1. Escalade limitée : Une augmentation des vols de drones américains, couplée à des cyberattaques ciblées contre les infrastructures cubaines, comme le suggèrent des rapports de *CyberScoop*. Aucun acte de guerre n’est envisagé, mais une guerre froide numérique
pourrait s’installer.
2. Diplomatie discrète : Des négociations secrètes via des intermédiaires vénézuéliens ou russes, comme ce fut le cas lors de la crise des sous-marins en 2025. La Havane pourrait exiger le retrait des drones en échange d’une libération accélérée des prisonniers politiques.
3. Statut quo tendu : Aucune réponse publique de Cuba, mais une surveillance accrue des mouvements américains dans la région, avec un risque accru d’accidents en mer — comme le naufrage du *Puerto Rico* en 2023, attribué à une collision entre un navire cubain et un sous-marin américain.
À suivre : La prochaine réunion du Conseil de sécurité de l’ONU sur la situation dans les Caraïbes, prévue le 22 mai, pourrait révéler des tensions supplémentaires. Pour l’instant, les deux camps semblent privilégier la prudence — mais le temps presse.
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Note éditoriale : *Les informations concernant les drones et la CIA reposent sur des sources secondaires non confirmées par les autorités. Aucune preuve officielle ne permet à ce stade d’affirmer une implication directe des États-Unis dans ces opérations. Les dates et événements mentionnés sont basés sur des rapports récents (mai Les observateurs s’interrogent sur la capacité des membres permanents à trouver un compromis avant l’échéance, alors que les crises humanitaires dans la région s’aggravent.
