Le 24 juin 2026, deux séismes consécutifs de magnitude 7,2 et 7,5 ont frappé la côte vénézuélienne, faisant 3 811 morts et 16 740 blessés. Alors que les secours entrent dans une phase de stabilisation, l’Organisation panaméricaine de la santé (OPS) alerte sur des risques sanitaires critiques liés à l’insalubrité et au manque d’accès aux soins.
Une crise sanitaire post-sismique à haut risque

L’épreuve des infrastructures et la réponse internationale

Financement et priorités de la nouvelle phase opérationnelle
- Le maintien des services de santé essentiels pour éviter une rupture de continuité.
- La surveillance épidémiologique renforcée pour détecter précocement les foyers infectieux.
- La prise en charge psychologique des populations affectées, confrontées à un deuil collectif et à des traumatismes sévères.
Débats sur la coordination et la gestion étatique
La gestion de la catastrophe suscite des critiques, notamment concernant la lenteur du déploiement des forces armées. Ángel Rangel, ancien directeur de la Protection civile vénézuélienne (1999-2001), a regretté auprès de DW que les mécanismes de réponse conjointe entre militaires et civils, autrefois prioritaires, aient été délaissés. Des témoignages font état de points de contrôle militaires ralentissant l’accès des volontaires aux zones sinistrées, une situation que l’ingénieur Jesús Valdez Aguilar, travaillant avec les secours, a qualifiée d’entrave aux déplacements. Alors que les opérations de recherche se poursuivent, l’incertitude demeure quant à la capacité du système de santé à retrouver une couverture vaccinale adéquate, un point jugé « fundamental » par les experts de l’OPS pour prévenir de nouvelles crises dans les semaines à venir.Find more reporting in our International section.

