Le chanteur de R&B R. Kelly a formellement demandé au président Donald Trump de commuer sa peine de 30 ans de prison pour abus sexuels. Déposée cette semaine auprès du ministère de la Justice, la requête est en cours d’examen alors que la défense dénonce des irrégularités judiciaires majeures.
Une requête en commutation devant le ministère de la Justice
Robert Sylvester Kelly, connu sous le nom de scène R. Kelly, a entamé une nouvelle démarche juridique pour tenter de réduire sa peine de 30 ans d’emprisonnement. Comme l’a rapporté Primerahora, l’artiste, incarcéré depuis 2022 dans une prison fédérale de Caroline du Nord, a soumis une demande de commutation de peine auprès du bureau du procureur chargé des grâces du ministère de la Justice des États-Unis.

Cette initiative, qui ne constitue pas une demande de pardon total mais une réduction de la durée de détention, est actuellement en attente de traitement. Le chanteur, âgé de 59 ans, a été condamné en juin 2022 à New York pour avoir utilisé son influence afin d’abuser de femmes et de mineures pendant des décennies. Une seconde condamnation, survenue en 2023 à Chicago pour production de pornographie infantile, a ajouté 20 ans à sa peine, bien qu’un juge ait ordonné que la majeure partie de cette sentence soit purgée de manière concurrente avec la première. Selon les informations relayées par Infobae, la date de sortie prévue pour le chanteur est fixée à 2045.
Arguments de la défense : irrégularités et plaintes
L’équipe juridique du chanteur, menée par l’avocat Beau Brindley, soutient que le processus judiciaire a été entaché de graves manquements. Parmi les éléments avancés par la défense, on note une déclaration sous serment d’un détenu atteint d’une maladie terminale, affirmant que des agents pénitentiaires lui auraient proposé des avantages en échange de l’assassinat de R. Kelly, une allégation déjà relayée par Elimparcial.

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En outre, les avocats accusent les autorités d’avoir intercepté illégalement la correspondance confidentielle entre le chanteur et son équipe de défense, une violation du secret professionnel. Ces accusations ne sont pas nouvelles : il y a un an, une requête d’urgence avait déjà été déposée pour réclamer une libération immédiate ou un transfert en résidence surveillée, arguant que la vie du chanteur était en danger à l’intérieur de l’établissement.
La stratégie de recours à l’administration Trump
La décision de solliciter directement le président Donald Trump repose, selon la défense, sur une affinité perçue entre le vécu du président et la situation de l’artiste. Beau Brindley a justifié cette approche en soulignant que le chef de l’État pourrait faire preuve d’une compréhension particulière face aux allégations de persécution par des procureurs.

Beau Brindley, avocat de R. Kelly, via El Diario NY
Bien que les tentatives précédentes pour obtenir un nouveau procès aient échoué, l’équipe de R. Kelly maintient ses griefs concernant l’obtention indue de preuves par le gouvernement. Le dossier, désormais entre les mains de l’administration, reste en suspens alors que l’opinion publique et les observateurs juridiques attendent une décision sur la recevabilité de cette demande de commutation.
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