Tadej Pogacar prend le départ du Tour d’Espagne ce samedi à Monaco avec l’ambition de décrocher le seul Grand Tour manquant à son palmarès et de réaliser un doublé historique, sept ans après s’être révélé sur ces mêmes routes ibériques.
Le prince du cyclisme s’élance vers un nouveau défi monumental. Vainqueur de cinq Tours de France et d’un Tour d’Italie, le champion slovène de 27 ans vise à devenir le neuvième coureur de l’histoire à compléter la trilogie des Grands Tours, selon les informations de Reuters. Sur le papier, cette course de trois semaines apparaît comme la moins ardue à conquérir pour le leader de la formation UAE Team Emirates-XRG, d’autant que ses principaux rivaux manquent à l’appel.
Un parcours de Monaco à Grenade sans passer par Madrid
La quête de la 81e édition de l’épreuve s’élance par un contre-la-montre individuel de 9,4 kilomètres dans les rues de Monaco, dont l’arrivée est tracée sur le boulevard Albert Ier, à l’emplacement exact du Grand Prix de Formule 1. Avec ce départ, la principauté monégasque complète sa propre trilogie en devenant la première ville à accueillir le grand départ des trois Grands Tours, après le Giro en 1966 et la Grande Boucle en 2009, rappelle La Liberté.
Le tracé conduit ensuite les coureurs en France avec une troisième étape arrivant à Font-Romeu dans les Pyrénées, non loin des Angles où le Slovène avait frappé un grand coup lors du dernier Tour de France.
Une concurrence affaiblie et des rivaux absents
L’absence de figures majeures libère en partie la route du favori. Son principal rival danois, Jonas Vingegaard, a mis un terme à sa saison après sa chute survenue lors de la quinzième étape du Tour de France. De leur côté, des coureurs comme Remco Evenepoel, Isaac Del Toro et Paul Seixas se concentrent sur la préparation des Championnats du monde de Montréal prévus en fin de septembre.

Ça fait longtemps que j’avais envie de refaire la Vuelta. On s’est assis en décembre et on a parlé de la possibilité de venir. (…
Les ambitions du peloton et l’ombre du triplé
Derrière l’ogre slovène, la hiérarchie du podium reste ouverte. L’Autrichien Félix Gall, deuxième du dernier Tour d’Italie, s’avance armé pour le classement général, épaoulé par le jeune grimpeur français Léo Bisiaux au sein de la formation Decathlon CMA CGM.

Pour les sprinteurs et rouleurs, le parcours très vallonné laisse peu d’ouvertures, la 17e étape entre Dos Hermanas et Séville constituant la seule véritable portion totalement plane. Ce profil séduit des spécialistes des classiques comme Mads Pedersen et Wout Van Aert. Approximativement, je dirai qu’il y a cinq à sept étapes où il y a une possibilité de gagner,
a ainsi estimé le Danois Mads Pedersen, selon un pointage publié par RFI.
Si Tadej Pogacar venait à triompher à Grenade le 13 septembre prochain, il égalerait les performances de Jacques Anquetil (1963), Bernard Hinault (1978) et Christopher Froome (2017) en signant le doublé Tour-Vuelta. Il se présenterait alors aux Mondiaux de Montréal avec l’ambition d’accomplir un triplé inédit entre la Grande Boucle, le Tour d’Espagne et le maillot arc-en-ciel.
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