Home SantéSupervision de la campagne de chimio-prévention du paludisme saisonnier à Dédougou : mission du ministère de la Santé

Supervision de la campagne de chimio-prévention du paludisme saisonnier à Dédougou : mission du ministère de la Santé

Burkina Faso : Progrès significatifs dans la lutte contre le paludisme, mais l’objectif zéro cas reste un défi

Dédougou, Burkina Faso – Le Burkina Faso enregistre des avancées notables dans sa lutte contre le paludisme, grâce à la mise en œuvre de la Campagne de chimioprévention Saisonnier (CPS+). Une récente mission de supervision, menée par le Secrétaire Général du Ministère de la Santé, Adjima Combary, dans la zone de compétence du Center Médical avec Unité Chirurgicale (CMU) de Dédougou, a confirmé une tendance à la baisse du nombre de cas de paludisme.

Selon les données présentées, près de 5 millions d’enfants de moins de cinq ans ont bénéficié de la CPS+ en 2025. M. Combary a salué l’efficacité de cette stratégie préventive et le professionnalisme des agents de santé, soulignant que la mobilisation des acteurs sur le terrain est cruciale pour le succès de la campagne.

si le nombre de cas de paludisme a considérablement diminué entre 2023 et 2025 à l’échelle nationale, les autorités sanitaires insistent sur la nécessité de redoubler d’efforts pour atteindre l’objectif ambitieux du zéro paludisme au Burkina Faso. L’utilisation des moustiquaires imprégnées reste un pilier essentiel de la prévention, brisant le cycle de transmission de la maladie.

Le Dr Sidzabda Christian Compaoré, Secrétaire Permanent pour l’élimination du paludisme, a rappelé que toutes les stratégies de lutte sont importantes et doivent être combinées pour maximiser leur impact.

L’Organisation mondiale de la Santé (OMS), représentée par le dr Clotaire Hien, a réaffirmé son engagement à soutenir le Burkina Faso, promettant un appui technique et financier continu pour le déploiement des stratégies de lutte contre le paludisme et la réduction de son impact sur la population.

Comprendre le Paludisme au Burkina Faso : Un Enjeu de Santé Publique Persistant

le paludisme reste un problème majeur de santé publique au Burkina Faso,un pays situé dans une zone à forte transmission de la maladie. il est principalement causé par le parasite Plasmodium falciparum, transmis par les moustiques Anopheles.Les enfants de moins de cinq ans et les femmes enceintes sont les plus vulnérables aux complications graves du paludisme, notamment l’anémie sévère, les convulsions et le coma.

La chimioprévention saisonnière, comme la CPS+, consiste à administrer des médicaments antipaludiques aux enfants pendant la saison de transmission, afin de prévenir l’infection et de réduire la mortalité. Elle est complétée par d’autres interventions, telles que la distribution de moustiquaires imprégnées d’insecticide, le diagnostic précoce et le traitement rapide des cas, ainsi que la lutte antivectorielle (élimination des gîtes larvaires des moustiques).

L’atteinte de l’objectif zéro paludisme au Burkina Faso nécessite un engagement continu des autorités sanitaires, des partenaires techniques et financiers, ainsi que de la population, à travers l’adoption de comportements préventifs et la participation active aux campagnes de lutte contre la maladie.

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